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MACHET Jacques

Ancien sénateur de la Marne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste
  • Membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MACHET (Jacques)

Né le 16 décembre 1923 à Jonchery-sur-Suippe (Marne)

Décédé le 6 février 2015 à Jonchery-sur-Suippe

Sénateur de la Marne de 1983 à 2001

Jacques Machet voit le jour le 16 décembre 1923 à Jonchery-sur-Suippe, petit village champenois qui se trouvait au centre de la bataille de l'Aisne à l'automne 1914. Fils d'agriculteurs, il quitte l'école dès l'âge de treize ans, muni du seul certificat d'études primaires, afin d'aider ses parents. Reprenant par la suite l'exploitation familiale, il prend pleinement part aux mutations agricoles qui bouleversent la Champagne après la Seconde Guerre mondiale.

Parallèlement à sa carrière d'exploitant agricole, il s'engage dans la vie publique locale. Entré au conseil municipal de Jonchery-sur-Suippe en 1953, il en est élu maire en 1959. Il administre ensuite son village natal sans interruption jusqu'en 1995. Il est également conseiller général du canton de Suippes-Mourmelon de 1973 à 1998. Président de l'Union amicale des maires de la Marne de 1976 à 1995, il vice-préside aussi le conseil général de la Marne de 1982 à 1992.

Fort de cet enracinement local, il brigue un mandat national. Membre du comité départemental du Centre des démocrates sociaux ainsi que de celui de l'Union pour la démocratie française, il se porte candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983 sur la liste d'Union pour la Marne que conduit le président du conseil général Albert Vecten. Après avoir réuni 630 des 1 427 suffrages exprimés au premier tour, il est élu sénateur de la Marne au second tour : avec 544 des 1 327 suffrages exprimés, il devance de 37 voix le candidat dissident RPR Jean Bernard, maire de Vitry-le-François. Il est ensuite reconduit le 27 septembre 1992. De nouveau candidat sur la liste d'Albert Vecten, il recueille alors 662 des 1 478 suffrages exprimés au premier tour, c avant d'être nettement réélu au second tour avec 687 des 1 405 suffrages exprimés contre 506 pour le maire RPR de Montmirail Philippe Amelin.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de l'Union centriste qu'il vice-préside à partir de 1986. Membre de la commission des affaires sociales sauf durant quelques mois en 2001 lors desquels il siège à la commission des lois, il en assure le secrétariat de 1995 à 1998. En outre, il est secrétaire du Sénat de 1998 à 2001. Juge suppléant à la Haute Cour de justice de 1983 à 1986 puis titulaire de 1986 à 1992, il est aussi membre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de 1999 à 2001.

Il consacre une part importante de son activité sénatoriale à son domaine professionnel. Il rapporte ainsi le projet de loi sur l'abaissement à soixante ans de l'âge de la retraite des personnes non salariées des professions agricoles en 1985 et celui sur l'adaptation de l'exploitation agricole à son environnement économique et social en 1988. Membre suppléant du Conseil supérieur des prestations sociales agricoles de 1988 à 2001, il dépose une proposition de loi visant à alléger le poids de la taxe foncière sur les propriétés non bâties sur l'agriculture française en 1991.

Le sénateur de la Marne, département à forte production betteravière et céréalière, se fait en outre l'avocat inlassable de l'éthanol. Il ne cesse de mettre en avant les avantages de ce biocarburant, tant pour réduire la dépendance énergétique française que pour offrir à son agriculture un nouveau débouché. Il s'exprime également sur les sujets agricoles les plus divers, notamment lors de l'examen de la loi de finances : les groupements fonciers agricoles (1984), l'enseignement agricole public (1984), la filière viande (1986), les difficultés des jeunes exploitants (1986), la Caisse nationale de crédit agricole (1987) ou la maladie de la vache folle (2000). Il défend en outre souvent les viticulteurs champenois.

Conseiller général du canton de Suippes-Mourmelon, qui comprend les deux grands camps militaires de Suippes et de Mourmelon, il se montre aussi très sensible aux questions de défense. Il plaide notamment sans relâche pour le développement d'une cohabitation entre l'armée et la population civile. Il se bat aussi pour la modernisation de l'armement des forces terrestres comme pour l'amélioration de la condition matérielle des soldats. Il cosigne par ailleurs une proposition de résolution en 2001 visant à créer une commission d'enquête sur la présence en France de dépôts de munitions datant des deux guerres mondiales.

Ses autres sujets de préoccupation sont multiples, à commencer par les handicapés : rapporteur pour avis du budget de la politique en leur faveur de 1992 à 1995, il rapporte aussi la proposition de loi sur les institutions assurant une prise en charge adaptée de l'autisme en 1996. Il cosigne par ailleurs le rapport sur les projets de loi de financement de la sécurité sociale de 1996 à 1999. Il montre en outre maintes fois son attachement à la famille. Inquiet de la baisse de la natalité française, il défend à plusieurs reprises l'adoption de mesures permettant de mieux concilier l'exercice d'une vie professionnelle avec une vie familiale. Il s'exprime aussi à propos du médiateur des enfants (1999), des enfants maltraités (2000) ou des droits du conjoint survivant (2001).

Attentif aux questions concernant les collectivités territoriales, il dépose en 1995 une proposition de loi visant à simplifier le mode d'élection des conseils municipaux et généraux. Le maire de Jonchery-sur-Suippe ne cesse aussi de souligner les difficultés financières croissantes des petites communes qui résultent de la décentralisation.

Par ailleurs, il rapporte le projet de loi portant diverses mesures de soutien au bénévolat dans les associations (1991) et cosigne des textes sur la réparation des préjudices subis par les Français pendant la guerre d'Algérie (1987) et sur la sécurité routière (1992). Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999 et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999.

Non candidat aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001, il se retire de la vie politique. Il avait en effet déjà renoncé à ses mandats de maire en 1995 puis de conseiller général en 1998. Chevalier de l'ordre national du Mérite et du Mérite agricole, il s'éteint le 6 février 2015 à l'âge de quatre-vingt-onze ans dans sa chère commune de Jonchery-sur-Suippe qu'il a dirigée pendant trente-six ans.

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Photo de M. Jacques MACHET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 16 décembre 1923
Décédé le 6 février 2015
Profession
Agriculteur
Département
Marne