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MESSAGER André

Ancien sénateur du Val-d'Oise

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1968
  • Fin de mandat le 2 octobre 1977 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MESSAGER (André)

Né le 4 août 1901 à Ermont (Seine-et-Oise)

Décédé le 17 février 1982 à Taverny (Val-d'Oise)

Sénateur du Val-d'Oise de 1968 à 1977

C'est à Ermont, en Seine-et-Oise, département auquel il va rester indéfectiblement attaché, qu'André Messager voit le jour à l'orée du vingtième siècle, le 4 août 1901. Après avoir étudié au collège de Pontoise, il embrasse en 1928 une carrière d'industriel en luminaires qu'il poursuit ensuite pendant trente ans.

Après la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la vie publique, d'abord au niveau local, dans sa Seine-et-Oise natale. Il devient ainsi conseiller municipal de Taverny, sa commune de résidence située en vallée de Montmorency, à l'entrée de la forêt éponyme. Puis, il en devient maire en mai 1953. Constamment reconduit par ses concitoyens dans ses fonctions de premier édile, il les exerce pendant dix-huit ans, jusqu'en mars 1971. Sous son mandat, Taverny connaît une grande croissance démographique et voit sa population plus que doubler, passant de 7 000 à 15 000 âmes. André Messager s'emploie alors à doter Taverny des équipements scolaires, sportifs et administratifs nécessaires pour faire face au rapide développement de la ville.

Il est en outre élu conseiller général du canton de Taverny en 1955. Il siège ainsi au Conseil général de la Seine-et-Oise, devenu celui du Val-d'Oise à partir du 1er janvier 1968. Au Conseil général, il assure les fonctions de président de la commission départementale. Il conserve son mandat de conseiller jusqu'aux élections cantonales de mars 1976, lors desquelles il choisit de ne pas se représenter devant les électeurs du canton de Taverny.

Le 22 septembre 1968, à l'occasion du renouvellement du Sénat, il sollicite pour la première fois un mandat parlementaire. André Messager est candidat en deuxième position sur la liste d'Union républicaine et démocratique conduite par le sénateur sortant Adolphe Chauvin, premier président du Conseil général du Val-d'Oise et maire de Pontoise. Dans leur profession de foi électorale, Adolphe Chauvin, André Messager et le maire de Viarmes, Pierre Salvi, affirment leur volonté de se « comporter en hommes libres » au Palais du Luxembourg, sans être ni « des opposants systématiques », ni « des inconditionnels » du gouvernement gaulliste.

Recueillant 504 voix sur 1 199 suffrages exprimés, cette liste d'union obtient deux des trois sièges à pourvoir dans le département : André Messager est élu au Sénat pour la première fois, tandis qu'Adolphe Chauvin voit son mandat reconduit. Le troisième fauteuil sénatorial est remporté par le communiste Fernand Chatelain, maire adjoint d'Argenteuil, qui dirigeait la liste pour la défense des libertés locales et l'union des forces ouvrières et démocratiques. Au Sénat, André Messager s'inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP). Il est nommé à la commission des affaires culturelles, dont il demeure membre jusqu'au terme de son mandat, en octobre 1977.

Très absorbé par ses responsabilités locales dans le Val-d'Oise, André Messager se montre d'une grande discrétion à la Haute assemblée. Il ne prend qu'une seule fois la parole en séance publique, en juin 1971 : il intervient dans la discussion de la proposition de loi relative à la création et au fonctionnement des organismes privés dispensant un enseignement à distance, ainsi qu'à la publicité et au démarchage faits par les établissements d'enseignement. Par ailleurs, il vote pour la loi portant création et organisation des régions en juin 1972, pour la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat, en novembre 1973, pour la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité, en juin 1974, pour la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse, en décembre 1974, et pour la loi portant réforme du divorce, en juin 1975.

Après avoir choisi de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de maire de Taverny en 1971, puis avoir quitté le conseil général du Val-d'Oise en 1976, André Messager décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977. Alors âgé de soixante-seize ans, il estime en effet qu'il « faut savoir s'arrêter à temps ». Il se retire ainsi définitivement de la vie publique après avoir représenté le Val-d'Oise durant neuf années à la Haute assemblée, puis décède cinq ans plus tard, âgé de 80 ans.

Parallèlement à ses responsabilités politiques, André Messager n'a cessé d'oeuvrer en faveur des anciens combattants. Vice-président national de l'association générale des anciens combattants, il présidait la section locale de Taverny. L'activité qu'il n'a cessé de déployer au service de ses concitoyens lui a valu d'être élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur ainsi qu'à celui de chevalier des Palmes académiques.

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Photo de M. André MESSAGER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès
Etat-civil
Né le 4 août 1901
Décédé le 17 février 1982
Profession
Industriel
Département
Val-d'Oise