Allez au contenu, Allez à la navigation

SASSI Benaissa

Ancien sénateur de Mostaganem-Tiaret

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 31 mai 1959
  • Fin de mandat le 18 juillet 1961 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe de la Gauche Démocratique

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

SASSI (Benaïssa)

Né le 11 novembre 1912 au douar Meguisba, à Tiaret (Algérie)

Décédé le 18 juillet 1961 à Tiaret (Algérie)

Sénateur de Mostaganem-Tiaret de 1959 à 1961

Issu d'une famille aisée du Sud de l'Ouarsenis, Benaïssa Sassi décide de faire carrière dans l'armée. Engagé le 4 octobre 1929, il gagne successivement tous les grades de sous-officier, prend part à la campagne de 1939, à celle de 1942 et 1943 en Algérie et en Tunise, où ses qualités remarquées lui permettent d'être promu au grade de sous-lieutenant. Décoré de la Croix de Guerre, il est promu au grade de lieutenant de réserve lorsqu'il sollicite sa mise à la retraite.

Il se consacre dès lors à l'exploitation de son domaine familial du douar Meguisba, ainsi qu'à la mise en valeur de terres dans la région de La Fontaine où il élève des moutons. En 1948, il accède aux fonctions de caïd du douar, qu'il conserve jusqu'en 1957. Cette année-là, il prend position contre la rébellion algérienne et demande à reprendre le service militaire, ce qui lui vaut le grade de capitaine et la Croix de la valeur militaire avec étoile d'argent. En 1958, il est appelé à commander la section d'administration spéciale de La Fontaine et reçoit la Croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Son influence grandissante lui vaut d'être élu sénateur le 31 mai 1959, puis conseiller général de Tiaret en 1960, et maire de La Fontaine en 1961. Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique et devient membre de la commission des affaires étrangères. Élu juge suppléant de la Haute Cour de justice, il n'intervient pas en séance publique et ne dépose ni rapport, ni proposition de loi. En revanche, il vote pour la loi autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie.

Ses positions en faveur de l'entente fraternelle entre les communautés française et algérienne l'exposent à des dangers : six jours après son élection à la tête du conseil municipal de La Fontaine, il est abattu au moment où il descend de sa voiture. Blessé, il s'écroule. Mais avant qu'il puisse se relever, ses agresseurs l'égorgent et s'enfuient. Le Sénat observe une minute de silence à sa mémoire le 19 juillet 1961, et Gaston Monnerville, président de la Haute Assemblée, prononce son éloge funèbre en séance publique le lendemain.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Benaissa SASSI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de la Gauche Démocratique
Etat-civil
Né le 11 novembre 1912
Décédé le 18 juillet 1961
Profession
Propriétaire
Département
Mostaganem-Tiaret