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SIMONIN Jean

Ancien sénateur de l'Essonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 6 novembre 1993 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

SIMONIN (Jean)

Né le 26 mai 1916 à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Décédé le 6 novembre 1993 à Verrières-le-Buisson (Essonne)

Sénateur de l'Essonne de 1986 à 1993

C'est en Lorraine, à Nancy, que Jean Simonin voit le jour le 26 mai 1916, alors que le premier conflit mondial fait rage. Après des études secondaires au lycée Henri Poincaré de Nancy et l'obtention du baccalauréat, ce fils de fonctionnaire s'engage dans l'armée en 1935. Au cours de la Seconde guerre mondiale, il est élève à l'École militaire d'artillerie de Nîmes de 1940 à 1942. Devenu officier, il rejoint les Forces françaises libres. Jean Simonin prend alors part aux campagnes de Tunisie et d'Italie, de 1942 à 1944, d'abord au sein de la 2e division blindée, puis de la 1ère division des Forces françaises libres. Son action pendant le conflit lui vaut de recevoir la Croix du combattant. Une fois la guerre achevée, il est affecté en 1946-1947 à l'École du matériel militaire de Bourges, où il acquiert la qualification d'ingénieur. En 1947, il retourne à la vie civile. Il quitte l'armée avec le grade de chef d'escadron et entre comme ingénieur aux laboratoires chimiques pharmaceutiques Clin-Colmar où il reste jusqu'en 1968, avant de travailler aux laboratoires Pfizer.

Installé à partir de 1950 à Verrières-le-Buisson, cité de la vallée de la Bièvre, Jean Simonin est élu conseiller municipal en 1959. Puis, en 1965, il devient maire de cette petite commune de la Seine-et-Oise. Il est reconduit dans ces fonctions jusqu'aux élections municipales de 1977. À cette date, il est le seul élu de sa liste à ne pas être réélu. Au cours de son mandat municipal, il s'attache à développer une ville qui, à l'instar de la plupart des communes de la banlieue parisienne, connaît une expansion notable : sa population passe de 9 000 habitants à près de 12 000. Sous l'impulsion de Jean Simonin, de nouveaux équipements scolaires, sportifs et de loisirs ainsi que des logements sociaux sont construits pour répondre aux besoins d'habitants venus trouver à Verrières-le-Buisson un environnement verdoyant.

Jean Simonin est en outre élu conseiller général du canton de Bièvres en 1967, lorsque le nouveau Conseil général de l'Essonne voit le jour. Il est membre de l'assemblée départementale jusqu'en 1988, date à laquelle il ne se représente pas, après l'avoir présidé de 1982 à 1988.

Adhérent à l'Union pour la défense de la République (UDR) en 1968, puis au Rassemblement pour la République (RPR), il se porte candidat aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986. La majorité gouvernementale RPR-UDF se présente très divisée lors de ce scrutin dans l'Essonne. Écarté par la fédération départementale du RPR, Jean Simonin conduit une liste dissidente, « Objectif Essonne », face à la liste officielle dirigée par le sénateur sortant Jean Colin. La liste du président du conseil général recueille 261 voix sur 1 978 suffrages exprimés et lui offre ainsi un siège sénatorial.

Réintégré au sein du RPR dont il avait été momentanément exclu, Jean Simonin s'inscrit au sein de ce groupe au Sénat. Il siège d'abord à la commission des affaires économiques de 1986 à 1992, avant de rejoindre la commission des affaires étrangères en 1992 et 1993. Il représente par ailleurs le Sénat au conseil d'administration de l'établissement public de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette, de 1989 à 1993. Jean Simonin participe très activement aux travaux de la Haute assemblée. Le président du conseil général de l'Essonne se préoccupe d'abord de la décentralisation et de l'aménagement du territoire. À cet égard, il intervient aussi bien au sujet du projet de loi d'amélioration de la décentralisation (1987) que de l'accroissement du déséquilibre des réseaux de transports entre la région parisienne et le reste de la France, de la participation des communes au financement des collèges (1990) ou de l'administration territoriale de la République (1991).

Législateur soucieux d'obtenir des résultats concrets, Jean Simonin se bat pour plusieurs sujets qui lui tiennent particulièrement à coeur. Cet ancien soldat des Forces françaises libres voit ainsi sa proposition de loi permettant aux associations d'anciens combattants d'ester en justice, adoptée en 1991. Il oeuvre également dès 1989 pour l'élargissement du droit de vote par procuration, en déposant une proposition de loi qui permet la participation aux scrutins des retraités éloignés de leur domicile et qui prend forme définitive dans une loi votée en 1993. Il s'implique également dans le travail des commissions. En 1989, il rapporte, au nom de celle des affaires économiques, le projet de loi relatif à la prévention et au règlement des difficultés liées à l'endettement des particuliers. Puis, en 1992, la commission des affaires étrangères le charge de présenter son avis sur le budget de l'armée de terre.

Sénateur aux préoccupations très diverses, Jean Simonin prend la parole en séance publique sur des sujets variés : les métiers d'art (1987), les grèves dans le service public (1988), la répression des manifestations de la place Tian'anmen à Pékin (1989), la mise en oeuvre du droit au logement, le contrat de construction d'une maison individuelle (1990), la protection des consommateurs (1991), l'élimination des déchets ou la lutte contre le bruit (1992). Il s'intéresse en outre plus spécifiquement aux problèmes éducatifs, exprimant régulièrement son inquiétude sur l'enseignement de la morale et de l'histoire et critiquant la mise en place des instituts universitaires de formation des maîtres. Il est vice-président, en 1990 et 1991, de la commission de contrôle chargée d'examiner les modalités d'organisation et les conditions de fonctionnement du second cycle de l'enseignement public du second degré.

Jean Simonin vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, et celle relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993. Opposant au traité de Maastricht au sein du RPR aux côtés de Charles Pasqua et de Philippe Séguin, il vote en 1992 contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne ».

Atteint par une longue maladie, Jean Simonin s'éteint le 6 novembre 1993, à l'âge de soixante-dix-sept ans. Il était chevalier de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite, ainsi qu'officier des Palmes académiques.

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Photo de M. Jean SIMONIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 26 mai 1916
Décédé le 6 novembre 1993
Profession
Ingénieur en retraite
Département
Essonne