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TORIBIO René

Ancien sénateur de la Guadeloupe

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Fin de mandat le 1er octobre 1968 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

TORIBIO (René)

Né le 10 décembre 1912 au Lamantin (Guadeloupe)

Décédé le 27 juillet 1990 au Lamantin (Guadeloupe)

Sénateur de la Guadeloupe de 1959 à 1968

Né le 10 décembre 1912 au Lamantin en Guadeloupe (Lamentin est une commune proche de Pointe-à-Pitre), René Toribio suit des études primaires qui, après le certificat d'études, le mènent jusqu'au brevet élémentaire puis au brevet supérieur. Devant ses bons résultats scolaires, ses parents l'orientent vers le métier d'instituteur qui offre aux familles modestes une perspective de promotion sociale par le mérite. Après avoir réussi le difficile concours d'entrée, il intègre l'Ecole normale d'instituteurs de l'Île. Il devient maître d'école puis directeur d'école au Lamantin. Après la guerre, durant laquelle il se signale par des actes de Résistance, René Toriobio s'engage en politique.

Il est élu maire du Lamentin dès 1945 et conserve ce mandat jusqu'en 1971. Elu conseiller général du Lamentin en 1945 (la Guadeloupe vient d'être départementalisée), il occupe les fonctions de premier vice-président de l'Assemblée départementale de 1947 à 1949 puis accède à la présidence en novembre 1953. Cette première présidence reste assez fictive car le préfet Brunel invalide cette élection, ce qui provoque la dissolution du Conseil général par un décret pris en Conseil des ministres le 24 décembre 1953. Le Gouvernement sanctionne ainsi un Conseil général jugé trop frondeur car gagné par les idées autonomistes. L'arrivée d'un nouveau préfet plus modéré en février 1954 permet le retour progressif au calme et de nouvelles élections cantonales ont lieu fin octobre 1954. René Toribio est de nouveau élu et exerce une présidence du Conseil général bien réelle cette fois-ci en 1955 et 1956. Il reste conseiller général du même canton jusqu'en 1967.

De sensibilité socialiste, comme beaucoup d'instituteurs antillais formés dans l'entre-deux-guerres, il rejoint la SFIO en 1949. Militant actif et convaincu, il grimpe vite dans la hiérarchie du parti. Il est élu secrétaire fédéral de la SFIO et le reste jusqu'en 1958. Il écrit régulièrement des articles dans Le Populaire de la Guadeloupe, l'organe de la fédération départementale de la SFIO. Il est sévèrement critiqué dans la presse adverse (L'étincelle, proche du Parti communiste guadeloupéen, Combat républicain, proche de l'UDSR, Match, proche du RDA).

Candidat malheureux aux législatives de novembre 1958 sous l'étiquette socialiste dans la deuxième circonscription de Guadeloupe, René Toribio se présente aux élections sénatoriales dans le même département en avril 1959 sur la liste de « Gauche d'union démocratique et républicaine pour la défense des intérêts de la Guadeloupe ». Son expérience à la mairie de Lamentin, sa bonne connaissance du personnel politique local et sa légitimité militante lui assurent le succès au second tour. Inscrit au groupe socialiste du Sénat, il occupe dès octobre 1960 les fonctions de secrétaire de la Haute assemblée.

Membre de la commission des affaires économiques et du plan à partir d'octobre 1959, René Toribio n'est pas très présent dans l'hémicycle car les fréquents séjours en Guadeloupe l'empêchent de participer activement aux débats parlementaires. Comme attendu, le sénateur antillais suit prioritairement les dossiers portant sur l'Outre-mer. Il prend systématiquement part aux discussions du projet de loi de finances lorsque celles-ci concernent l'administration ultra-marine. Tous les sujets traitant des DOM-TOM l'intéressent : prime de transport, aménagements fiscaux, travaux d'équipement rural, sécurité sociale, etc... En 1960, il intervient sur le projet de loi de programme pour les DOM et en 1961 il propose des amendements sur le texte de loi visant à améliorer les conditions de l'exploitation agricole et l'accès à la propriété rurale en Outre-mer. En octobre 1965, René Toribio rejoint la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Une fois encore, il se focalise sur les dossiers concernant l'Outre-mer et s'intéresse par exemple au service militaire adapté (qui offre la possibilité aux ressortissants des DOM antillais et réunionnais d'accomplir leur service militaire sur place). Toutefois, dès 1966, il retrouve la commission des affaires économiques et du plan. Il y défend les intérêts des populations antillaises sinistrées par les cyclones.

Au Sénat, René Toribio ne participe pas au vote de la loi du 4 février 1960 autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 16 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Il approuve la loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux et la loi Neuwirth du 28 décembre 1967 relative à la régulation des naissances.

En septembre 1968, il se représente aux sénatoriales mais sans succès. En 1972, il fonde le Parti socialiste guadeloupéen (PSG) après la scission de la fédération socialiste locale à la suite de la signature du programme commun PC-PS. Cette posture dissidente ne facilite pas sa campagne lors des législatives de 1973 et René Toribio est battu. Bien qu'ayant soutenu activement François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1974, il refuse de rejoindre la fédération socialiste lors de sa reconstitution et maintient l'existence nominale de son parti. Sous cette étiquette originale, celui qui était resté une figure du socialisme guadeloupéen est réélu maire de Lamentin en mars 1989.

René Toribio décède le 27 juillet 1990. Il était chevalier de la Légion d'honneur. Son fils, José Toribio, a pris la suite de son père dans la politique guadeloupéenne. Président du PSG, conseiller général du Lamantin depuis 2011, il a été maire du Lamantin de 1989 à 2001 avant d'être reconduit dans ce poste en 2008.

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Photo de M. René TORIBIO, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 10 décembre 1912
Décédé le 27 juillet 1990
Profession
Directeur d'école
Département
Guadeloupe