Allez au contenu, Allez à la navigation

VOISIN André

Ancien sénateur d'Indre-et-Loire

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VOISIN André-Georges

Né le 28 mars 1918 à l'Ile Bouchard (Indre-et-Loire) Décédé le 28 juin 2008 à Tours (Indre-et-Loire)

Député d'Indre-et-Loire de 1958 à 1981

Sénateur d'Indre-et-Loire de 1983 à 1992

Après des études au lycée Descartes de Tours, André-Georges Voisin devient exploitant forestier. En

1947, il est élu maire de l'Ile Bouchard, commune située à proximité de Chinon et de Tours et occupe cette fonction jusqu'en 1995. Au service de sa ville, il oeuvre notamment en faveur de la construction de plusieurs ouvrages d'art et pour l'ouverture d'un collège dans sa commune.

Ce « bâtisseur » cumule les mandats locaux et met en oeuvre une politique de décentralisation et d'aménagement du territoire. De 1955 à 1992, il siège au Conseil général d'Indre-et-Loire et qu'il préside de

1970 à 1992. Il contribue notamment au développement d'infrastructures routières, facilitant ainsi le désenclavement des zones rurales de son département.

Conseiller régional du Centre de 1973 à 1981 puis entre 1985 et 1986, il s'investit également dans plusieurs organismes publics et associations : il préside notamment le syndicat départemental d'électrification de

1965 à 2001 et l'office public d'aménagement et de construction d'Indre-et-Loire. De 1969 à 1994, il prend la tête de l'association des maires d'Indre-et-Loire et siège à l'assemblée des présidents des conseils généraux de France pendant 22 ans, de 1970 à 1992.

Acteur incontournable de la vie politique locale, il est candidat, sous l'étiquette de l'Union pour la nouvelle République (UNR), aux élections législatives du 30 novembre 1958. Elu au Palais Bourbon, il devient membre de la commission des finances et rapporte le budget de la coopération pendant 20 ans, de 1961 à 1981. Il se spécialise dans les questions liées à la fiscalité locale mais aussi à la coopération et au développement. Il effectue d'ailleurs de très nombreuses missions parlementaires en Afrique noire. En 1980, il renonce à prendre la tête du ministère de la coopération.

Candidat isolé aux élections sénatoriales de 1983, il est élu au deuxième tour, obtenant 757 voix sur

1 214 suffrages exprimés. Apparenté au groupe du Rassemblement pour la République (RPR), il siège à la commission des finances tout au long de son mandat.

Il poursuit en tant que sénateur l'oeuvre entreprise à l'Assemblée nationale dans le domaine de la coopération et du développement. De 1984 à 1992, il siège au comité directeur du fonds d'aide et de coopération. Tout au long de son mandat, il rapporte les crédits consacrés à la coopération et au développement lors de la discussion du projet de loi de finances. Au cours de ces débats, il rappelle à plusieurs reprises l'importance de l'assistance technique civile dans les pays en voie de développement. Il explique que les difficultés structurelles de ces pays sont liées à leur forte croissance démographique et à leur endettement. Il se montre parfois critique face à l'insuffisance des moyens dégagés au niveau national et européen en faveur de la politique d'aide au pays en voie de développement. Il insiste également sur l'importance de mener une politique de coopération non gouvernementale et se dit favorable à la mise en place d'une coopération décentralisée à l'initiative des collectivités locales françaises. En 1990, il se félicite des efforts entrepris par la France en matière d'aide publique au développement et de coopération culturelle, ainsi que du passage d'une politique de prêts à une politique de dons.

André-Georges Voisin, élu de terrain, s'intéresse aux questions portant sur le fonctionnement des collectivités locales. Il rédige ainsi plusieurs rapports sur le projet de loi visant à améliorer la prise en charge par l'Etat, les départements et les régions, des dépenses de personnel, de fonctionnement et d'équipement de leurs services. Au cours des débats, il dépose de nombreux amendements et rend hommage au souci des présidents de conseils généraux de mener à bien cette nouvelle étape de la décentralisation. En 1987, il intervient lors du vote du projet de loi d'amélioration de la décentralisation sur la fixation des modalités de répartition de la taxe professionnelle entre les communes et dépose un amendement afin que le dispositif soumis au vote entre en vigueur dès l'année suivante. En 1990, lors de la discussion du projet de loi organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux, il s'oppose à une modification de la durée du mandat des conseillers généraux et critique le regroupement des élections cantonales et régionales, notamment en raison de la différence de mode de scrutin.

Exploitation forestier, André-Georges Voisin montre son expertise et sa bonne connaissance de la fiscalité en amendant la réforme des taxes sur les produits des exploitations forestières votée en 1990. La même année, il s'oppose aux positions défendues par les sénateurs communistes qui font obstruction au projet de loi relatif au statut et au capital de la Régie nationale des usines Renault. Il en profite pour rappeler l'effondrement général de l'économie communiste dans le monde. Il démontre également ses préoccupations écologiques en déposant, en 1991, une proposition de loi visant à développer la récupération et la valorisation des déchets plastiques. Il approuve le projet de loi relatif au revenu minimum d'insertion (1988) et le projet de loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (1992).

André-Georges Voisin, qui avait choisi de ne pas se représenter aux élections sénatoriales de 1992, est battu aux élections cantonales de 1995 par Marcellin Sigonneau, maire de Panzoult. Il se retire alors de la vie politique au terme de son mandat de maire de l'Ile-Bouchard, en 1995.

Il décède en 2008, âgé de 90 ans. L'année suivante, son autobiographie est publiée sous le titre Itinéraire d'une vie : André-Georges Voisin 1918-2008.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. André VOISIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 28 mars 1918
Décédé le 28 juin 2008
Profession
Exploitant forestier
Département
Indre-et-Loire