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Extrait de la table nominative 1978

LECANUET (JEAN), sénateur de la Seine-Maritime (UCDP).

NOMINATION

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, puis président [19 octobre 1978] (p. 2754).

INTERVENTIONS

- Projet de loi modifiant les dispositions de l'article 7 de la loi n° 60-791 du 2 août 1960 relative à l'enseignement et à la formation professionnelle agricole (n° 279) [27 avril 1978]. - Article 1er: Articles 7 et 7 bis (nouveau) de la loi n° 60-791 du 2 août 1960 (p. 644) : son amendement n° 12, déposé avec plusieurs de ses collègues et soutenu par M. Geoffroy de Montalembert, cosignataire : coefficient établi chaque année en fonction des modalités de fonctionnement et de la qualification des personnels dans l'enseignement agricole privé; affectation des coefficients à une fraction du coût moyen de l'enseignement agricole public pris en considération pour le calcul de l'aide financière de l'Etat ; adopté.

- Déclaration de politique générale du Gouvernement (n° 323). - Débat [11 mai 1978] (p. 768) : la France a choisi la réforme et non le bouleversement. Un peuple uni sur l'essentiel. Il importe ce dire la vérité au pays, de pratiquer une politique de solidarité. (p. 769) : le dépôt de la loi-cadre sur les collectivités locales. La société de communication et de participation évoquée par le Président de la République dans Démocratie française. La dégradation de la situation internationale; le respect des droits de l'homme par le régime soviétique ; l'extension de son influence en Afrique. La négociation Nord-sud paraît s'enrayer. L'industrie d'exportation qui se développe à travers le tiers monde. La crise d'isolationnisme que traversent les Etats Unis d'Amérique. Les initiatives du Président de la République devant les Nations Unies en matière de désarmement. La poursuite de la construction européenne. La difficulté d'équilibrer la balance des paiements de la France. La discipline seule peut permettre d'échapper à la véritable austérité. Les conséquences d'une relance par la consommation. La relance par les investissements demeure un pari sur l'avenir. La prochaine libération des prix industriels. La notion d'« économie d'initiative ». La baisse de l'emploi industriel. L'imprudence qui consisterait à spécialiser l'industrie française dans certains créneaux. (p. 770) : la collaboration qui doit être mise en place avec les chefs d'entreprises et les représentants des salariés. La responsabilité et la solidarité dans le monde agricole. La suppression des montants compensatoires monétaires. Les perspectives de développement offertes aux départements et territoires d'outre-mer par la zone économique maritime des 200 milles. La diffusion de l'information dans l'entreprise ; les dispositions du programme de Blois dans ce domaine. L'importance d'une politique de justice sociale et de solidarité ; la progression des revenus modestes ; la stabilisation des rémunérations les plus élevées. Le problème du chômage ; l'amélioration et l'harmonisation des systèmes d'aides. La politique à suivre en faveur de l'emploi des jeunes. Le rôle des élus et des professionnels dans la politique nouvelle d'aménagement du territoire. La France a besoin de ferveur et d'enthousiasme. La lutte contre l'inflation est une exigence de survie économique. (p. 771) : la France se sent confirmée dans ses institutions. Le grand débat sera ouvert en 1979 sur l'union de l'Europe libre.

- Projet de loi de finances pour 1979 (n° 73, 1978-1979).

Deuxième partie :

Affaires étrangères [23 novembre 1978] (p. 3594) : la croissance supérieure des crédits mis à la disposition du ministère des affaires étrangères par rapport à celle du budget de l'Etat. Nous vivons dans un monde dangereux où sont récemment apparus d'importants changements : l'ouverture des négociations entre l'Egypte et Israël et la position du Gouvernement français à propos du destin des Palestiniens ; la modification substantielle de la politique chinoise et les conflits qui se développent en Indochine ; les menaces qui pèsent sur l'avenir de l'Afrique et le bilan des actions françaises dans ce continent, le problème de l'organisation et de la cohésion de l'Europe face au libre jeu des super-puissances. Les trois principes qui guident l'action diplomatique du Gouvernement : l'indépendance nationale, la solidarité et le dialogue. L'indépendance nationale suppose des efforts conjugués dans les domaines militaire, diplomatique, économique et financier. (p. 3595) : la nécessité de maintenir nos alliances et de développer la solidarité occidentale. La politique de la France doit aussi s'efforcer de développer les liens de coopération, notamment avec l'Afrique. La France doit oeuvrer à une organisation solidaire de l'Europe. Les avantages qu'a tirés la France de la première organisation de la Communauté européenne. L'Europe qui existe à l'heure actuelle est encore trop inégalitaire et ne donne pas encore de réponse commune à la crise ; son objectif est la mise en oeuvre d'une zone de stabilité monétaire. L'Assemblée européenne élue au suffrage universel peut donner l'impulsion nécessaire. Il n'y a pas de solution pour la France sans l'Europe. Toutes les régions du monde renforcent leur cohésion, l'Europe ne doit pas échapper à ce mouvement. (p. 3596) : l'Europe devra être un exemple du respect des droits de l'homme. Il est nécessaire de lui rendre une âme.