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Compte rendu analytique officiel du 18 janvier 2011

Rappel au Règlement

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - La Révolution de jasmin est un événement considérable qui a suscité notre émotion, depuis l'immolation par le feu d'un jeune Tunisien jusqu'à la fuite du dictateur Ben Ali, que la France aura soutenu jusqu'au bout.

Le 11 janvier, Mme Alliot-Marie proposait au dictateur notre expertise en matière de maintien de l'ordre. Belle leçon de non-ingérence ! Depuis des années, malgré les atteintes aux droits de l'homme, la France soutenait Ben Ali, le bon élève du Maghreb, sous prétexte qu'il constituait un barrage efficace contre les islamistes.

Pour tous ceux qui aspirent à la démocratie en Tunisie et dans la région, l'attitude de gendarme de la France est inacceptable. Les propos de Mme la ministre des affaires étrangères, que le président de la République -par la voix de M. Guaino, c'est un comble- qualifie de maladresse ou d'incompréhension, sont inacceptables. Pour l'honneur de la France, Mme Alliot-Marie doit en tirer les conséquences et présenter sa démission. (Applaudissements sur plusieurs bancs à gauche)

M. Josselin de Rohan, président de la commission des affaires étrangères. - Ce n'est en rien un rappel au Règlement.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes. - Vous ne perdez rien pour attendre !