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LES AUTRES PETITES CONCESSIONS


Les bascules automatiques

A la fin du XIXe siècle, une balance destinée à peser les personnes, en place dans le jardin depuis déjà plusieurs années, connaît un succès auprès des usagers du jardin.

En pleine vogue de recherche de salubrité et d'hygiène publiques, cet engouement s'explique autant par le plaisir de découvrir son poids que par les prescriptions des médecins.

En 1895, la proposition de la florissante Société anonyme française des bascules automatiques d'installer de nouvelles balances, plus modernes et pourvues d'un mécanisme de tirelire, est rejetée par la Questure.

Il faut attendre 1911 pour que la mise en place de trois nouvelles bascules dans le jardin soit accordée à M.Chameroy. En vertu de l'autorisation accordée par les Questeurs du Sénat, un bail est signé entre la Direction des Domaines du département de la Seine et l'entrepreneur. Les emplacements sont déterminés selon les indications du service des bâtiments. Moyennant le paiement d'une redevance annuelle de 50 francs par bascule, le concessionnaire est autorisé à percevoir une taxe de 5 centimes par pesée. Dès 1912, le parc s'enrichit de deux balances supplémentaires. Au décès de M.Chameroy, en 1919, les héritiers cèdent leurs droits à la Société anonyme française des bascules automatiques.

Le bail est successivement renouvelé en 1926, puis en 1935. 7 balances sont alors en place, permettant « l'amélioration du contrôle de la santé des usagers ».