Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

 

 

Les manèges pour enfants

 

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la fréquentation des jardins parisiens par un public de plus en plus familial, entraîne le développement d'attractions qui s'adressent plus particulièrement aux enfants.

Parmi les concessions accordées dans le jardin du Luxembourg - situées sur la terrasse ouest, dans le « carré des jeux » - certaines existent toujours.

 

Si la voiture aux chèvres apparaît dans les années 1830, la première trace d'un bail écrit date de 1872. Il autorise son propriétaire à promener les enfants dans une calèche tirée par des chèvres harnachées comme des chevaux et à circuler autour des parterres du jardin. En 1907, le titulaire de la concession sollicite des Questeurs l'autorisation d'atteler indifféremment à sa voiture des chèvres ou des ânes, mais ce n'est qu'en 1920 que ces derniers, plus résistants, entament une véritable concurrence. Aujourd'hui, les enfants peuvent toujours s'imaginer en cavaliers grâce aux promenades à dos de poney.

Apparus en 1889, les balançoires et les chevaux hygiéniques tiennent leur appellation de l'effet salutaire qu'on leur attribue sur la santé. Si les premières sont réservées à l'usage des enfants, les chevaux mécaniques sont, au départ, une attraction prisée des adultes. L'engouement des plus jeunes entraîne une fabrication différenciée en fonction de l'effort physique à fournir pour donner au cheval un mouvement de bascule d'avant en arrière. Le nombre de ressorts placés sous l'animal ainsi que sa taille déterminent le degré de difficulté. Pour donner l'illusion de vérité, la crinière et la queue sont en crin tandis que la structure est en carton bouilli. 

 

Si les balançoires font toujours partie des attractions enfantines proposées dans le jardin, les chevaux à bascule ont en revanche disparu.