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Algérie-France : comprendre le passé pour mieux construire l'avenir

12 décembre 2012 : Algérie-France : comprendre le passé pour mieux construire l'avenir ( rapport de groupe interparlementaire d'amitié )

BIOGRAPHIES DES INTERVENANTS

Denis BAUCHARD

Ancien diplomate, Denis Bauchard a effectué une grande partie de sa carrière en Afrique du Nord et au Moyen Orient ou a traité des affaires de cette région au Ministère des Affaires étrangères. Il a été ambassadeur en Jordanie (1989-1993), directeur pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient (1993-1996), directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charette (1996-1997) et ambassadeur au Canada (1998-2001).

Après avoir été président de l'Institut du Monde arabe (2002-2004), il est aujourd'hui consultant, notamment auprès de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Il est l'auteur d'un livre paru récemment - Le Nouveau monde arabe (André Versaille éditeur) - et de nombreux articles et études, consultables en particulier sur le site de l'IFRI.

Intervention
15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

Thème de l'intervention de M. Denis Bauchard : « La relation France-Algérie : un partenariat incontournable ».

Omar BELHOUCHET

Omar Belhouchet fonde en 1990 avec un groupe de journalistes, le quotidien francophone El Watan, qui est à la fois la cible des autorités militaires et des islamistes armés. Intellectuel engagé, il dénonce les meurtres de journalistes durant la « décennie du terrorisme » en Algérie, ce qui lui vaut d'être condamné pour « atteinte à corps constitué ». Le quotidien El Watan qu'il dirige a été suspendu à six reprises depuis 1993 et interdit de publicité publique.

Omar Belhouchet a été emprisonné en 1993 et a subi un véritable harcèlement judiciaire (près de 230 procès en diffamation). Il a échappé à deux attentats.

Omar Belhouchet a obtenu plusieurs prix internationaux. Il a reçu la plume d'or de la liberté en 1994, récompense qui salue les combats pour la liberté de la presse dans des conditions difficiles.

Animateur de la 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ? (15h45 - 17h15).

Anouar BENMALEK

Auteur d'une quinzaine de livres, plusieurs fois primé, traduit dans une dizaine de langues, le romancier franco-algérien Anouar Benmalek a été l'un des fondateurs du Comité algérien contre la torture. Doté « d'un art de visionnaire » selon Le Monde et d'un « imaginaire romanesque exceptionnel » d'après Le Magazine Littéraire, qualifié de « Faulkner méditerranéen » par L'Express, il est considéré comme « l'écrivain algérien le plus talentueux depuis Kateb Yacine » (El Watan).

Anouar Benmalek est l'auteur de quinze livres. Ses romans ont souvent été violemment attaqués dans le monde arabe par l'islamisme intégriste. On a dit de lui et de son oeuvre : « Art de visionnaire » (Le Monde), (L'Express), « L'un des tons les plus étranges et les plus originaux » (Le Point), « Une impitoyable ampleur romanesque » (Les Lettres Françaises), « Benmalek picks up where Camus left off » (Harvard Review), « Au niveau de Joseph Conrad » (Mohamed Dib), « Une indéniable aura, l'intransigeance sourcilleuse des hommes libres » (Radio Orient).

Intervention
15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

Thème de l'intervention de M. Anouar Benmalek : « L'amitié entre l'Algérie et la France : une responsabilité morale et une nécessité stratégique pour la paix en Méditerranée ».

Fatima BESNACI-LANCOU

Editrice, auteure et co-fondatrice de l'association « Harkis et droits de l'Homme », Fatima Besnaci-Lancou est une spécialiste de l'histoire des harkis.

Elle a publié de nombreux ouvrages dont Les harkis dans la colonisation et ses suites avec Gilles Manceron, préfacé par Jean Lacouture, Nos mères paroles blessées, préfacé par Claude Liauzu et Des vies, préfacé par Boris Cyrulnik. Pour le 50ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, elle dirige le numéro 666 des Temps modernes, harkis, 1962-2012 - Les mythes et les faits.

Elle est rédactrice en chef de la revue Diffusion Caraïbes, organe de presse de l'ONG Plac21.

En 2005, elle reçoit à la Sorbonne, le prix Séligmann contre le racisme.

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de Mme Fatima Besnaci-Lancou : « Les harkis, au delà des idées reçues ».

Pascal BLANCHARD

Historien, auteur, documentariste, commissaire d'expositions, spécialiste du fait colonial, il est chercheur CNRS au Laboratoire Communication et Politique depuis 2008 et co-dirige le Groupe de recherche Achac (post colonialisme) depuis 1989.

Il a publié aux CNRS Éditions (2008), dans le cadre d'un ouvrage collectif Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours. Il a co-dirigé aux Editions La Découverte en 2011 l'ouvrage La France noire et a été le co-commissaire de l'exposition au Musée du Quai Branly « Exhibitions. L'invention du sauvage ».

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de M. Pascal Blanchard : « L'Algérie au coeur de l'histoire et des mémoires coloniales de la France ».

Laetitia BUCAILLE

Lætitia Bucaille est maître de conférences au département de sociologie de l'Université de Bordeaux. Elle a mené des recherches dans les territoires palestiniens et en Israël, et elle a publié Gaza : la violence de la paix (Presses de Sciences-po, 1998) et Générations Intifada (Hachette Littératures, 2002).

Plus récemment, elle a mené une comparaison autour des récits sur les conflits franco-algérien et sud-africain et tenté de comprendre dans quelle mesure d'ex-combattants pouvaient envisager de faire la paix avec leur ennemi.

Son livre, Le pardon et la rancoeur - France /Algérie, Afrique du Sud, comment enterrer la guerre ?, a été publié en 2010 aux éditions Payot & Rivages et a obtenu le prix Seligmann contre le racisme en 2011.

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de Mme Laetitia Bucaille : « Mémoires combattantes ».

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT

Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 -avec Georges Sarre, Didier Motchane, et Alain Gomez- le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS) qui deviendra l'un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971). Il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l'auteur du programme du Parti Socialiste « Changer la vie » en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l'auteur du projet socialiste (1980).

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort.

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend « l'autre politique ».

Jean-Pierre Chevènement a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la « guerre scolaire », fait le « pari de l'intelligence », et s'illustre par des mesures telles que la ré-introduction de l'instruction civique et l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat.

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak.

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président.

En 1995, Jean-Pierre Chevènement appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l'élection présidentielle puis participe en 1997 au gouvernement de la « gauche plurielle » pour tenter de lui donner un axe républicain. Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse.

Il déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 le 4 septembre 2001, et obtient 5,33 % des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle (un million cinq cent mille voix).

Il est président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui a succédé au MDC, et président de la Fondation Res Publica, fondation de recherche reconnue d'utilité publique en 2005.

Il est sénateur du Territoire de Belfort depuis le 21 septembre 2008 et vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Jean-Pierre Chevènement préside l'Association France-Algérie depuis février 2011.

Intervention
15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

Matthew CONNELLY

Matthew Connelly est professeur d'histoire à Columbia University. Ses publications incluent Fatal Misconception : The Struggle to Control World Population (2008) et L'arme secrète du FLN : comment de Gaulle a perdu la guerre d'Algérie (2011).

Il a écrit des articles de recherche dans les études comparatives dans la société et d'Histoire, Le Journal international d'études du Moyen-Orient, The American Historical Review, La Revue française d'histoire d'Outre-mer, et Past & Present.

Il a également publié le commentaire sur les affaires internationales dans The Atlantic Monthly, le Wilson Quarterly, and The National Interest.

Intervention
11h30 - 13h : 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ?

Thème de l'intervention de M. Matthew Connelly : « Comment la guerre d'Algérie a donné l'indépendance à la France ? ».

Sid Ahmed GHOZALI

Fils d'enseignant arabisant, Sid Ahmed Ghozali a été Chef du gouvernement. Il avait, depuis 1964, dirigé successivement cinq ministères, Travaux publics, Energie et Pétrochimie, Hydraulique, Finances, Economie, avant de devenir le Chef de la diplomatie algérienne durant la crise du Golfe, aux débuts de l'Union du Maghreb arabe (UMA) et lors de Accords de Taif qui ont mis fin à la guerre civile au Liban.

C'est de sa vie de chef d'entreprise depuis 1965 qu'il dit retenir le souvenir le plus gratifiant. En 1979, il quittait Sonatrach avec un effectif de cent-vingt mille employés. Il a servi la République durant plus de trente-deux ans, mais c'est dans le secteur de l'Energie qu'il a travaillé le plus longtemps, seize ans. Directeur central de l'Energie, en 1962, dès sa sortie de l'Ecole nationale française des Ponts et Chaussées, il a été par ailleurs ambassadeur de la République à Bruxelles et à Paris, durant deux de ses cinq « traversées du désert » (quatre fois démissionnaire et deux fois révoqué).

Depuis mai 2000, il est président du Front démocratique (FD) qu'il a lancé avec 150 cofondateurs et dix mille militants. Depuis lors et selon sa propre expression, le FD est « accepté de jure par la loi mais interdit de facto par le pouvoir ». « Parrainée, selon les siens, par plus de 75000 citoyens à chaque fois », sa candidature à l'élection présidentielle a été rejetée par le Conseil constitutionnel en 1999 et 2004.

Intervention
15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

L'intervention de M. Sid Ahmed Ghozali : « Comment capitaliser le passé pour un avenir meilleur ? ».

Ali HAROUN

Après avoir effectué ses études primaires et secondaires à Alger, Ali Haroun a obtenu un doctorat en droit à l'Université Panthéon-Sorbonne à Paris. Responsable du journal FLN Résistance Algérienne en 1956, il est membre du Comité Fédéral de la Fédération de France du FLN de 1958 à 1962 et membre du CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne).

Elu député d'Alger à l'Assemblée Constituante en 1962, il exerce la profession d'avocat au Barreau d'Alger de 1964 à 1991, avant d'être nommé ministre des Droits de l'Homme en 1991, puis membre du Haut Comité d'Etat (Présidence collégiale de la République) de 1992 à 1994.

Intervention

11h30 - 13h : 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ?

Thème de l'intervention de M. Ali Haroun : « Le congrès de Tripoli - 26 mai - 6 juin 1962 - et la fin du FLN historique ».

Joëlle HUREAU-ARTIGAU

Joëlle Hureau-Artigau est née le 11 février 1944 à Tunis.

Agrégée de l'Université, titulaire d'un DEA et d'un doctorat de l'IEP de Paris (Histoire), ancien professeur de lycée et de classe préparatoire, elle est l'auteur de La Mémoire des pieds-noirs (Orban, 1987 ; Perrin, 2001 ; Perrin-Tempus, 2010) et d'une biographie de Ferdinand-Philippe, duc d'Orléans (Perrin, 1995).

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de Mme Joëlle Hureau-Artigau : « Les mémoires entre guerre et paix ».

Bariza KHIARI

Bariza Khiari, née à Ksar Sbahi près de Constantine en Algérie française, est sénatrice socialiste de Paris, vice-présidente du Sénat, vice-présidente du groupe d'amitié France-Algérie et Juge à la Haute Cour de Justice de la République.

Bariza Khiari a été déléguée régionale au tourisme de l'Île-de-France (1999-2004), commissaire du gouvernement du groupement d'intérêt public Bourse solidarité vacances (2000-2003), membre du Comité national de réflexion et de propositions sur la laïcité à l'école (2002-2005), et déléguée départementale de l'Éducation nationale de Paris, pensionnée depuis le 1er octobre 2006.

Militante du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du lycée Janson-de-Sailly et de la CFDT, elle est engagée politiquement depuis la fin des années 1970. Farouche opposante des statistiques ethniques et membre fondatrice du Club XXIe siècle, elle déclare : « Je suis musulmane sunnite de rite malékite et de tradition soufie. Et notre islam, comme celui de la grande majorité des musulmans en France, est un islam complètement apaisé, ouvert, tolérant, en cohérence avec la tradition laïque française ».

Au sein du Parti socialiste, elle est membre du Conseil national et du Bureau national. Elle est l'une des principales animatrices du mouvement « Rassembler à Gauche », qui fédère les fabiusiens.

Conseillère d'arrondissement de Paris (16ème arrondissement), elle a été élue sénatrice de Paris, le 26 septembre 2004, puis réélue le 25 septembre 2011. En 2004, elle a été élue « sénatrice de l'année » par le jury du prix du trombinoscope.

Outre les questions économiques, Bariza Khiari a mis la question de l'égalité et de la lutte contre les discriminations au coeur de son mandat. Elle est notamment à l'origine d'une proposition de loi limitant les emplois fermés aux étrangers, adoptée à l'unanimité au Sénat en février 2009, et d'une résolution relative au séjour des étudiants étrangers diplômés en novembre 2011. On lui doit aussi la généralisation du CV anonyme et un texte sur les Chibanis.

Intervention
15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

Olivier LE COUR GRANDMAISON

Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques à l'université d'Evry-Val-d'Essonne.

Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié Le 17 octobre 1961 : un crime d'État à Paris (dir. La Dispute, 2001), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l'Etat colonial (Fayard, 2005. Traduit en arabe en 2007), La République impériale. Politique et racisme d'Etat (Fayard, 2009. Traduit en arabe en 2010), De l'indigénat. Anatomie d'un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l'empire français (Zones/La Découverte, 2010. Traduit en arabe en 2011).

Intervention
9h15 - 11h15 : 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation

Thème de l'intervention de M. Olivier Le Cour Grandmaison : « L'assimilation : un mythe républicain ? ».

Sonia MABROUK

Sonia Mabrouk est une journaliste franco-tunisienne. Ancienne journaliste de la revue Jeune Afrique, elle présente actuellement le journal télévisé de 22 h sur Public Sénat.

Née à Tunis en 1976, Sonia Mabrouk est diplômée de l'école de commerce IHEC de Carthage, où elle enseignera quelques années après. Elle est titulaire d'un DESS, d'un DEA et d'une thèse à l'Université de la Sorbonne.

Sonia Mabrouk se destinait à l'enseignement avant de faire la rencontre de Béchir Ben Yahmed, qui lui fait intégrer la rédaction de l'hebdomadaire Jeune Afrique, où elle reste trois ans. En 2008, Jean-Pierre Elkabbach lui propose la présentation du journal sur Public Sénat. Elle devient alors la première tunisienne à présenter le journal sur une chaîne de télévision nationale française. Elle sera pressentie pour présenter l'édition nationale du journal de 19 heures de France 3 - poste qui reviendra finalement à Patricia Loison.

En 2010, Sonia Mabrouk crée, avec le mécène et membre de l'Institut Marc Ladreit de Lacharrière, l'association des musées méconnus de la Méditerranée (AMMed). L'objectif consiste à mettre en valeur des musées et lieux de culture peu connus du grand public afin de promouvoir le dialogue et le rapprochement des peuples entre les deux rives de la Méditerranée.

Sonia Mabrouk reçoit, en décembre 2010, le Trophée 2010 de la Réussite, décernée à l'Assemblée nationale par l'association France-Euro-Méditerranée (FEM).

Animatrice de la 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ? (14h - 15h30).

Gilles MANCERON

Historien, Gilles Manceron a travaillé en particulier sur l'histoire coloniale. Il est l'auteur, notamment, de Marianne et les colonies (La Découverte, 2003), La colonisation, la loi et l'histoire (avec Claude Liauzu, Syllepse, 2006), D'une rive à l'autre. La guerre d'Algérie de la mémoire à l'histoire (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993), L'enseignement de la guerre d'Algérie en France et en Algérie (en collaboration, CNDP, 1993).

Il est également l'un des responsables nationaux de la Ligue des droits de l'Homme et a dirigé sa revue Hommes et Libertés (dont un numéro intitulé Le trou de mémoire colonial, septembre 2005, accessible sur le site de la LDH : www.ldh-france.org).

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de M. Gilles Manceron : « Établir Vérité et Justice sans passer par le prétoire ».

Isabelle MANDRAUD

Isabelle Mandraud est une journaliste française de presse écrite.

En 1992, Le Point publie l'enquête concrétisant son projet primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère.

Durant ses études de journalisme, elle fut rédactrice à La Gazette des Nouveaux Médias.

Après avoir travaillé pour le quotidien Libération, elle a rejoint le service France du Monde, où elle suit plus particulièrement l'activité du Parti socialiste. Elle a ainsi suivi Ségolène Royal lors de la campagne précédant l'élection présidentielle de 2007.

Elle fut ensuite chargée des affaires de police.

Ayant rejoint, depuis 2010, le service international, elle couvre désormais l'actualité du Maghreb : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

La fondation Jean-Luc Lagardère lui a remis le prix spécial de la bourse journaliste en 1991.

Animatrice de la 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ? (11h30 - 13h).

Abdelmadjid MERDACI

Diplômé en histoire, Docteur d'État en sociologie, Abdelmadjid Merdaci est professeur à l'Université Mentouri de Constantine.

Auteur de plusieurs études sur l'histoire du nationalisme et de la guerre d'indépendance, il a récemment publié Dictionnaire des musiques citadines de Constantine (en arabe), (Éditions du Champ Libre-Constantine. 2012) et Constantine au coeur de l'histoire, novembre 1954 - novembre 1955 (Éditions du Champ Libre - Constantine, 2009).

Le 17 juin 2012, il a publié, dans le quotidien Le Soir d'Algérie, un article intitulé « 17 juin 1962 : L'accord FLN-OAS signe la fin de l'Algérie française ».

Intervention

11h30 - 13h : 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ?

Thème de l'intervention de M. Abdelmadjid Merdaci : L'hypothèque des « rapatriés ».

Gilbert MEYNIER

Né à Lyon en 1942, Gilbert Meynier a été professeur de lycée, enseignant à l'Université de Constantine (1968-1970) et à l'Université de Nancy (1971-2002).

Historien de l'Algérie, il est l'auteur de plusieurs livres : L'Algérie révélée. La première guerre mondiale et le premier quart du XXe siècle (Droz, 1981), Alger, el Maarifa (2010), Histoire intérieure du FLN. 1954-1962 (Fayard, 2002).

Il a entrepris une histoire générale de l'Algérie en quatre volumes, dont deux ont été publiés : L'Algérie des origines : de la préhistoire à l'avènement de l'Islam (La découverte, 2007) et L'Algérie, coeur du Maghreb classique. De l'ouverture islamo-arabe au repli (698-1518) (La découverte, 2010).

Intervention

11h30 - 13h : 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ?

Thème de l'intervention de M. Gilbert Meynier : « Pourquoi le 1er novembre 1954 ? ».

Danielle MICHEL-CHICH

Née en 1951 à Alger, Danielle Michel-Chich a passé son enfance, pendant les années de guerre, en Algérie. Elle a été blessée dans un attentat en 1956. Arrivée en France en 1962, elle effectue des études supérieures littéraires, obtient un DEA d'anglais et un DEA de traduction.

Enseignante pendant quelques années et traductrice, elle devient journaliste spécialiste des questions de société (essentiellement éducation et désormais des questions de femmes et de genre). Elle rédige également des biographies à usage privé.

La Lettre à Zohra D. (Flammarion, 2012) a pour destinataire la poseuse de bombe qui a changé le cours de la vie de sa famille et pose la question du terrorisme aveugle.

Intervention
14h - 15h30 : 3ème table ronde : 1962 - 2012 : Comment réconcilier les mémoires ?

Thème de l'intervention de Mme Danielle Michel-Chich : « Un regard sur le terrorisme : lettre à Zohra Drif ».

Amar MOHAND AMER

Amar Mohand Amer est Maître de recherche au Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle CRASC (Oran). Il est docteur en histoire (Université Denis-Diderot Paris 7).

Spécialiste du Front de libération nationale (FLN) et de l'Armée de libération nationale (ALN), il doit publier, en 2012, un ouvrage sur la crise du FLN de l'été 1962 aux éditions Barzakh.

Intervention

11h30 - 13h : 2ème table ronde : 1945 - 1962 : L'inéluctable indépendance ?

Thème de l'intervention de M. Amar Mohand Amer : « L'esprit des accords d'Évian ».

Georges MORIN

Georges Morin est né à Constantine. Il y a été instituteur de 1960 à 1966, avant de partir en France, à Grenoble, pour ses études supérieures en sciences politiques. Il a ensuite mené sa carrière d'enseignant universitaire à l'Institut d'études politiques de Grenoble de 1970 à 1990, avant de rejoindre à cette date l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale. Il a parallèlement travaillé, de 1981 à 1993, auprès de Louis Mermaz (président de l'Assemblée nationale - 1981-1986 - puis ministre des différents gouvernements de François Mitterrand - 1988-93 -). Il a été responsable du Maghreb au secrétariat international du Parti socialiste, de 1986 à 1993.

Elu maire-adjoint de Gières (Isère) en 1977, Georges Morin siège au bureau national de Cités-unies-France, l'association des collectivités françaises travaillant à l'international, actuellement présidée par Michel Delebarre. Il s'y occupe plus particulièrement des relations avec l'Algérie (président du groupe-pays Algérie) et avec la Palestine (vice-président).

Georges Morin a été membre, de 1990 à 1995, du Haut-Conseil à l'intégration. Il a créé et préside depuis 1985 l'association Coup de soleil, qui a pour objectif : de faire mieux connaître en France le Maghreb et les populations qui en sont originaires, de rappeler leurs apports multiples à l'histoire, à la culture et à la société françaises, et de travailler au rapprochement des deux rives de la Méditerranée. Il a créé et dirigé, de 1981 à 1987, la revue Grand Maghreb et participé à la rédaction de trois ouvrages : L'état du Maghreb (La Découverte, 1991), 2000 ans d'Algérie (Séguier, 1998) et Ma mère (éd. Chèvrefeuille étoilée, 2008). Il est, enfin, l'auteur de L'Algérie, idées reçues (Le Cavalier bleu, 2003).

Intervention

15h45 - 17h15 : 4ème table ronde : Et maintenant ? Quel avenir pour la relation franco-algérienne ?

Thème de l'intervention de M. Georges Morin : « La coopération franco-algérienne des territoires et des citoyens ».

Guy PERVILLÉ

Ancien élève de l'Ecole normale supérieure (1969-1973) et ancien pensionnaire de la Fondation Thiers (1975-1978), Guy Pervillé a été successivement chargé de cours à l'Université de Rouen (1979-1981), assistant à celle de Limoges (1981-1987), maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 (1987-1995), professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Nice (1995-1999), puis à celle de Toulouse II - Le Mirail (1999-2011), où il fut responsable du Groupe de recherche en histoire immédiate.

La plupart de ses écrits (à l'exception de ses livres) se trouvent sur son site Internet : Pour une histoire de la guerre d'Algérie ( http://guy.perville.free.fr/).

Intervention
9h15 - 11h15 : 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation

Thème de l'intervention de M. Guy Pervillé : « La France avait-elle une politique algérienne entre 1930 et 1954 ? ».

Todd SHEPARD

Todd Shepard est professeur d'histoire à l'université Johns Hopkins (Baltimore, Md.). Son travail porte sur la France et son empire colonial au vingtième siècle. Il s'intéresse, en particulier, aux intersections entre l'histoire de l'impérialisme et celles des institutions étatiques, à l'identité nationale, ainsi qu'aux questions raciales et sexuelles.

Son premier livre, The Invention of Decolonization - The Algerian War and the Remaking of France (Cornell U.P., 2006), a été traduit en français sous le titre : 1962. Comment l'indépendance algérienne a transformé la France (Payot, 2008 ; à paraître en poche début 2012).

Il prépare actuellement deux ouvrages. Le premier, La France, le sexe et les Arabes, 1945 à 1979 (sous contrat chez Payot), explore l'importance et la fonction des représentations de la « perversion » masculine dans les débats politiques après 1945. Le second, Affirmative Action and Empire : `Integration' in France (1956-1962) and the Race Question in the Cold War World, porte sur un ensemble de programmes novateurs, mis en place par la République dans le contexte de la Guerre d'Algérie, visant à corriger les discriminations subies par les « musulmans d'Algérie ».

Intervention
9h15 - 11h15 : 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation

Thème de l'intervention de M. Todd Shepard : « 1962 et l'effacement de l'histoire algérienne de la France ».

Christelle TARAUD

Christelle Taraud est professeure à New York University en France, où elle dirige le projet « Genre et Colonisation », et membre du Centre de recherches en histoire du XIXe siècle (Paris I/Paris IV). Elle travaille notamment sur les femmes, le genre et la sexualité en contexte colonial maghrébin.

Elle est, par ailleurs, l'auteure de La prostitution coloniale. Algérie, Tunisie, Maroc, 1830-1962, Paris (Payot, 2003 ), de Mauresques. Femmes orientales dans la photographie coloniale (1860-1910) (Paris, Albin Michel, 2003), de Femmes d'Afrique du Nord. Cartes postales (1885-1930) (Paris, Éditions Bleu Autour, 2006, troisième édition 2011) ; et de Sexe et colonies. Virilité, homosexualité et tourisme sexuel au Maghreb (1830-1962) (Paris, Payot, à paraître en 2013).

Intervention
9h15 - 11h15 : 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation

Thème de l'intervention de Mme Christelle Taraud : « La guerre d'Algérie au miroir des femmes et du genre ».

Sylvie THENAULT

Chargée de recherche au CNRS, Sylvie Thénault est spécialiste du droit et de la répression coloniale en Algérie. Elle a d'abord travaillé sur la guerre d'indépendance, en s'intéressant aux législations d'exception alors mises en oeuvre, ainsi qu'aux procès, aux condamnations et aux centres de détention. Elle a récemment élargi ses recherches à l'ensemble de la période 1830-1962, en restituant, sur cette longue durée, l'histoire de l'internement administratif.

Elle a notamment publié Algérie : des « événements » à la guerre - Idées reçues sur la guerre d'indépendance algérienne (Le Cavalier Bleu, 2012), Histoire de la guerre d'indépendance algérienne (Flammarion, 2005, rééd. coll. « Champs », 2012), Violence ordinaire dans l'Algérie coloniale et Camps, internements, assignations à résidence (Odile Jacob, 2012).

Intervention
9h15 - 11h15 : 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation

Thème de l'intervention de Mme Sylvie Thénault : « Le régime pénal de l'indigénat algérien, au coeur de la discrimination coloniale ».

Slimane ZEGHIDOUR

Slimane Zeghidour est journaliste et essayiste, rédacteur en chef à TV5 Monde. Il suit, depuis vingt-cinq ans, l'essor spectaculaire du facteur religieux dans les affaires du monde, de l'Amérique latine à la Russie en passant par l'Europe et le Proche-Orient. Il est chargé de cours à Sciences Po (Menton et Poitiers) où il assure un séminaire de « géopolitique des religions ».

Il a notamment publié La vie quotidienne à La Mecque, de Mahomet à nos jours (Hachette, 1989), prix Clio d'Histoire, Le voile et la bannière (Hachette-Pluriel, 1990), 50 mots de l'islam (Desclée de Brouwer, 1990).

Animateur de la 1ère table ronde : 1830 - 1945 : L'Algérie entre colonisation et assimilation.