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Groupe interparlementaire

 

France-Maroc

 

Les promesses

de la transition marocaine

 

Actes du colloque

 

du 7 novembre 2002

Sous le haut patronage de :

 

Christian PONCELET, Président du Sénat

 

Agnès GABORIT, Directeur Evénements et Prospective Marchés, CFCE

 

et sous l'égide du Groupe interparlementaire France-Maroc.

- SERVICE DES RELATIONS INTERNATIONALES DU SÉNAT -

Les promesses de la transition marocaine

Ouverture

Christian PONCELET
Président du Sénat
Agnès GABORIT
Directeur Evénements et Prospective Marchés, CFCE

Christian PONCELET

 

Madame la Présidente, Messieurs les Ambassadeurs du Maroc en France et de France au Maroc, Mes chers collègues, Mesdames, Messieurs,

 

Dans le cadre de son partenariat avec le Centre Français du Commerce Extérieur (CFCE), le Sénat est heureux d'accueillir aujourd'hui ce colloque économique sur le Maroc. C'est le vingtième colloque du genre que nous organisons, mais le premier sur ce pays ami, avec lequel la France entretient tant de liens privilégiés. Etant Vosgien, je n'oublierai jamais les sacrifices consentis par les soldats marocains pour défendre mon département. Sachez, Excellence, que dans les Vosges, vous êtes chez vous !

 

Cette manifestation n'aurait pas pu se dérouler sans le concours actif du groupe interparlementaire France-Maroc, dont nous saluons la Présidente, notre collègue Paulette Brisepierre. Comme à son habitude, Madame Brisepierre et, derrière elle, tous les membres de son groupe, se sont fortement investis pour que cette journée soit un succès, tant pour nos entreprises que pour nos partenaires marocains.

 

Sans aborder le fond du dossier - je laisse ce soin aux spécialistes qui vont se succéder à la tribune - je dois d'emblée souligner l'intensité et la qualité des échanges économiques et commerciaux qui, de longue date, rapprochent le Maroc et la France. Notre pays est à la fois le premier fournisseur et le premier client du Maroc, avec des flux d'environ deux milliards d'euros en 2001, aussi bien à l'exportation qu'à l'importation. J'ajoute qu'environ 520 entreprises françaises sont implantées à titre permanent au Maroc, et qu'elles y représentent le premier investisseur international, tant en flux (plus de la moitié) qu'en stock (quasiment le tiers).

 

Mais, au-delà de ces statistiques éloquentes, je voudrais insister sur toutes les solidarités et toutes les affinités que partagent nos deux Etats. Elles ne sont pas chiffrables, mais n'en constituent pas moins un socle robuste, sur lequel peuvent s'appuyer des projets d'entreprise ambitieux.

 

Fortes d'un long passé commun, les relations franco-marocaines se fondent sur des liens humains, que facilite beaucoup le partage de la langue française. Dois-je rappeler que 40 % des Marocains sont francophones, que la communauté marocaine en France compte environ 800 000 personnes (dont 350 000 doubles nationaux), ou encore que 700 000 français visitent chaque année le Maroc ?

 

Notre coopération culturelle, scientifique et technique atteint elle aussi un niveau élevé et devrait même encore s'intensifier avec la renégociation de notre Convention de Coopération du 31 juillet 1984. Bien souvent, l'investissement français au Maroc n'est pas seulement lié au profit, mais à la mise en place d'un hôpital ou d'un lycée, ce qui renforce encore nos liens culturels.

 

J'observe surtout que sur le plan politique, nos relations bilatérales, déjà excellentes sous le règne de Hassan II, se sont encore améliorées avec l'avènement de Mohamed VI, qui a tenu à effectuer sa première visite d'Etat à l'étranger dans notre pays, dès mars 2000. Le jeune roi s'est rapidement acquis en France un crédit de sympathie qui dépasse de très loin les seuls cercles du pouvoir. Ayant eu l'honneur de le rencontrer plusieurs fois, je lui porte une respectueuse amitié.

 

Les visites à haut niveau effectuées depuis ont permis de définir les nouveaux axes du partenariat franco-marocain, qui intègre désormais, entre autres orientations prioritaires, le soutien réciproque aux PME-PMI et l'amélioration de l'environnement institutionnel de l'activité économique, pour m'en tenir aux seuls domaines en rapport avec le colloque d'aujourd'hui.

 

Bien entendu, et fort heureusement, l'intérêt du Maroc pour l'Europe ne se limite pas à l'hexagone, mais s'étend à toute l'Union européenne, dont le royaume espère un statut spécifique « au-delà de l'association, et en deçà de l'adhésion », pour reprendre l'expression consacrée. Je souligne d'ailleurs les actions de nos ambassadeurs qui concourent également au renfort des liens entre le Maroc et la France. Là encore, le Maroc peut compter sur l'appui fidèle de la France auprès de nos partenaires de l'Union européenne, tant il est vrai que nos intérêts se rejoignent de part et d'autre de la Méditerranée.

 

Voici, brossé en quelques touches rapides, le tableau général très positif dans lequel les entrepreneurs et les investisseurs français et marocains peuvent bâtir de nouveaux projets et lancer de nouveaux partenariats.

 

Certes, quelques interrogations peuvent surgir çà et là - je pense, notamment, au cadre juridique marocain encore lacunaire sur certains points, ce qui ne facilite pas toujours l'établissement de liens d'affaires stables. Mais je sais que le CFCE saura apporter des réponses claires et concrètes aux questions que nos exportateurs séduits par le marché marocain pourraient se poser.

 

Mesdames, Messieurs, vous m'autoriserez, je l'espère, une conclusion en forme de voeu, en rapport avec l'actualité la plus récente, alors que le Sénat vient d'achever la première lecture du projet de loi constitutionnelle sur la décentralisation. Le Maroc, vous le savez, s'est lui aussi engagé dans cette voie avec un projet de charte communale et de régionalisation, dont l'avancement semble plus difficile que prévu. Au début de l'année, le souverain marocain a également annoncé la mise en place d'un dispositif régional de soutien à l'investissement, fondé sur le principe d'une autonomie locale. Puissent la nouvelle Chambre des Représentants, élue fin septembre, et la Chambre des Conseillers - la seconde chambre marocaine, fondée comme le Sénat sur une assise territoriale - donner à ces réformes toute l'impulsion qu'elles méritent. Pour sa part, le Sénat français, représentant institutionnel des collectivités territoriales de la République, observe avec un intérêt particulier et une profonde sympathie cette évolution institutionnelle du Maroc, à laquelle vous me permettez de souhaiter le meilleur aboutissement.

 

A tous, je souhaite d'excellents travaux, en espérant que vous garderez de votre passage au Sénat un très bon souvenir.

Agnès GABORIT

 

C'est toujours avec un très grand plaisir que le CFCE se retrouve au Sénat pour ces colloques que nous organisons depuis plusieurs années. Je tiens à rappeler combien ce partenariat est important pour nous, notamment par l'impulsion qui est ainsi donnée à notre mission d'information et d'appui aux entreprises.

 

Le Maroc, partenaire privilégié des entreprises françaises, fait l'objet d'une attention particulière de la part du CFCE. Nous informons régulièrement les entreprises sur ce pays et sur ses évolutions : notre dernière réunion remonte à mars 2001. Par ailleurs, dans le cadre de la nouvelle collection « S'implanter », qui compte encore très peu de titres, le Maroc fait l'objet d'une publication, dont vous trouverez une présentation dans votre dossier. Cet ouvrage est le fruit du travail de la mission économique au Maroc, sous la direction de Michel Derrac, chef de la mission économique au Maroc. Je tiens à le remercier pour sa très importante contribution à l'organisation de ce colloque, ainsi que Thomas Lorne, chef du service commercial de Rabat, et Patrick Hervé, chef de la mission économique de Casablanca. Je dois aussi remercier l'ensemble des intervenants et des participants qui ont bien voulu répondre à notre invitation. J'adresse un message de gratitude toute particulière aux ambassadeurs, pour leur présence active à ce colloque, et à Paulette Brisepierre, présidente du groupe d'amitié interparlementaire France-Maroc.

 

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