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Trois clés pour l'avenir universitaire aux Antilles et en Guyane : territorialité, attractivité, solidarité

Rapport d'information de Mme Dominique GILLOT et M. Michel MAGRAS, fait au nom de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication et de la Délégation sénatoriale à l'outre-mer n° 470 (2013-2014) - 16 avril 2014

Trois mots clé structurent les 23 recommandations du groupe de travail commun à la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication et à la Délégation sénatoriale à l'outre-mer jetant les fondations du renouveau universitaire aux Antilles et en Guyane : territorialité, attractivité et solidarité.

Territorialité : Outil de formation et de mise en valeur des potentiels propres à chacun des trois départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique, l'université constitue le fer de lance des stratégies de développement territorial et devrait se décliner, pour chaque territoire, dans un schéma directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce prisme territorial a conduit à prendre acte de la création d'une université de plein exercice en Guyane, une création tirant les enseignements d'un fonctionnement de l'UAG qui a largement ignoré le pôle guyanais et inscrivant résolument la future collectivité au dynamisme démographique exceptionnel dans son contexte amazonien et sud-américain. Cette même approche plaide pour une autonomie pédagogique et de gestion renforcée et sanctuarisée des pôles guadeloupéen et martiniquais d'une université des Antilles.

Attractivité : Pour préserver la qualité et l'attractivité de l'offre universitaire, le schéma à retenir doit être pragmatique et réaliste. L'assainissement et la normalisation des procédures comptables et de gestion sont à cet égard prioritaires, les organes de contrôle et notamment les services de l'État devant désormais exercer toutes leurs responsabilités. Dans un contexte budgétaire contraint et un cadre législatif invitant aux regroupements, Guadeloupe et Martinique, avec une démographie atone, doivent conserver une structure commune favorisant la mutualisation et garantissant une réelle lisibilité, en particulier dans la Caraïbe. L'université de la Guyane doit, quant à elle, miser sur des dispositifs incitatifs renforçant le niveau d'enseignement dispensé, sur le développement de l'enseignement à distance et sur la structuration d'une politique de recherche ciblée.

Solidarité : La nouvelle architecture universitaire, mettant en oeuvre les rééquilibrages indispensables, n'aura pris sa pleine mesure que lorsqu'elle aura été capable de promouvoir une politique volontariste de coopération entre l'université des Antilles et l'université de la Guyane, mais aussi avec les universités métropolitaines ou des zones caribéenne et sud-américaine, et de créer un Erasmus régional encourageant la mobilité des étudiants et valorisant les diplômes grâce à des cursus diversifiés.

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