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Communiqué du 23 janvier 2006



Bénévolat : des avancées, mais la mobilisation doit continuer...

 

Après six mois de réflexions menées au sein de groupes de travail thématiques, le Premier ministre, M. Dominique de Villepin, vient d'annoncer, ce lundi 23 janvier, les conclusions de la première Conférence nationale de la vie associative.

En tant qu'auteur pour la commission des affaires culturelles du Sénat d'un rapport d'information sur le bénévolat dans les associations, M. Bernard Murat (UMP - Corrèze) porte une attention particulière aux mesures en faveur du bénévolat.

Ayant à plusieurs reprises alerté les membres du Gouvernement sur l'insuffisance du soutien apporté par l'Etat aux 13 millions de personnes qui, chaque année, donnent leur temps et leur talent au service des autres au sein du secteur associatif, il ne peut que se réjouir des annonces faites par le Premier ministre.

D'une part, M. Dominique de Villepin a confirmé que 15 millions d'euros seraient affectés au ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative pour soutenir les associations des quartiers difficiles, dans le cadre du plan d'urgence pour les banlieues annoncé par le Président de la République en novembre dernier.

D'autre part, le Premier ministre s'est engagé sur des mesures concrètes en faveur des bénévoles. Parmi celles-ci, la couverture assurance des bénévoles prise en charge partiellement par l'Etat est une avancée importante. Dans son rapport remis en novembre dernier, M. Bernard Murat suggérait un engagement de l'Etat à hauteur de deux euros pour chaque bénévole : cela lui semble une perspective réaliste.

La création d'un répertoire national des bénévoles fait également partie des propositions formulées dans le rapport, tout comme la création d'un chèque-repas, sur le modèle des titres restaurant.

Si ces mesures vont dans le bon sens, votre rapporteur estime qu'elles ne sont pas suffisantes.

Parce que trop d'associations manquent encore de bénévoles, il faut également susciter de nouvelles vocations, et, pour cela, encourager l'ensemble des acteurs sociaux à soutenir les personnes qui souhaitent s'investir. Les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur doivent servir d'incubateurs aux vocations bénévoles de demain : il faut informer les élèves et les étudiants et encourager ceux qui s'investissent dans des actions associatives.

La « semaine de la citoyenneté » annoncée par le Premier ministre, reste un événement trop ponctuel pour inscrire cette mobilisation dans la durée.

Pour Bernard Murat, il est également indispensable d'améliorer la reconnaissance de l'engagement bénévole : « gratuites », et par conséquent hors de la sphère économique et sociale qui structure aujourd'hui nos sociétés, les activités bénévoles passent souvent inaperçues. C'est la raison pour laquelle il propose de renforcer le dispositif de validation des acquis de l'expérience (VAE) bénévole et de reconnaître l'expérience bénévole dès le collège, au lycée et dans les établissements d'enseignement supérieur, notamment pour la mise en place de « modules complémentaires optionnels », qui permettraient de faire valider une expérience de bénévolat au même titre qu'une expérience de stage.

Tout en se réjouissant du travail accompli, il estime que la mobilisation doit continuer pour renforcer et améliorer la reconnaissance du bénévolat en France.

C'est en ce sens qu'il interviendra prochainement auprès du Premier ministre.

 

Le rapport de Bernard Murat en ligne : www.senat.fr/rap/r05-016/r05-016.html

Contact presse : Astrid Poissonnier 01 42 34 22 90  a.poissonnier@senat.fr