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Communiqué du 14 mars 2006



RENCONTRE ENTRE LE SENAT ET LE BUNDESRAT

20 JANVIER 2006 - STRASBOURG

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DÉCLARATION COMMUNE

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Des membres de la commission européenne du Bundesrat allemand et de la délégation européenne du Sénat français ont tenu une première séance de travail commune, à Strasbourg, sous la présidence du Ministre Willi Stächele, président de la commission des Affaires européennes du Bundesrat et de M. Hubert Haenel, président de la délégation pour l'Union européenne du Sénat.

Trois points ont été abordés au cours de cette réunion :

- le renforcement du contrôle de la subsidiarité dans l'Union européenne ;

- l'initiative européenne « Mieux légiférer » ;

- la stratégie de communication de l'Union européenne.

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À propos de la subsidiarité, les participants ont rappelé que :

l'Union doit intervenir seulement lorsqu'un problème ne peut être résolu à l'échelon national ou régional, ou par la coopération bilatérale ; l'action de l'Union doit se recentrer vers les seuls domaines où son intervention est indispensable ;

- les parlements nationaux ont un rôle essentiel à jouer pour l'application du principe de subsidiarité, celle-ci n'étant pas suffisamment assurée par le jeu des institutions de l'Union ; ils doivent s'impliquer davantage dans le contrôle de ce principe, comme le permettent d'ores et déjà les traités en vigueur.

À cette fin, les participants ont souhaité qu'un accord permette que, dans un délai de six semaines à compter de la publication d'une proposition de la Commission européenne, les parlements nationaux puissent adresser directement à celle‑ci leurs observations concernant le respect de l'article 5 du traité instituant la Communauté européenne, de sorte que s'instaure un débat public sur le respect de la subsidiarité.

Par ailleurs, ils sont convenus que, désormais, la commission des Affaires européennes du Bundesrat et la délégation pour l'Union européenne du Sénat s'informeront immédiatement, par l'intermédiaire de leurs secrétariats administratifs, pour les questions européennes importantes et, en particulier, dès lors qu'une nouvelle proposition de la Commission européenne leur paraîtra mériter un examen au regard des principes de subsidiarité et de proportionnalité.

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À propos de l'initiative « Mieux légiférer », les participants ont estimé que l'Union doit concentrer ses interventions législatives vers les questions où une action de l'Union est susceptible d'apporter une réelle valeur ajoutée, sans susciter des contraintes disproportionnées. Ils ont estimé également qu'il était nécessaire de réduire la bureaucratie dans l'Union européenne et le poids des règles issues des normes européennes. La situation des entreprises européennes dans la compétition internationale doit être prise en compte. Toute proposition législative importante doit être accompagnée d'une étude d'impact détaillée, notamment quant aux charges administratives et aux implications pour les budgets nationaux et locaux. Toute initiative législative importante doit être précédée d'une phase de large concertation dont les résultats doivent être rendus publics.

Pour autant, l'objectif de « mieux légiférer » ne signifie pas que l'Union doive systématiquement moins légiférer, quel que soit le domaine concerné. À cet égard, il a été décidé que la commission des Affaires européennes du Bundesrat communiquera à la délégation pour l'Union européenne du Sénat la proposition qu'elle a formulée à ce sujet.

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À propos de la stratégie de communication de l'Union européenne, les participants ont constaté que l'acquis européen ne suffit plus pour obtenir l'adhésion des citoyens, dont la préoccupation première est désormais l'emploi. Les délocalisations, hors d'Europe mais aussi à l'intérieur de celle‑ci, suscitent l'inquiétude et entraînent une attitude très réservée à l'égard de nouveaux élargissements. Le « plan D » de la Commission contient de bonnes bases ; il doit maintenant se traduire par des applications concrètes, de manière à pouvoir donner une impulsion décisive.

Les gouvernements ont une part de responsabilité dans la crise de confiance actuelle, car ils ont trop souvent fait de l'Europe le « bouc émissaire » de difficultés intérieures. Mais les institutions européennes ne pourront s'adresser efficacement aux citoyens qu'en sachant se concentrer sur un petit nombre d'actions prioritaires, répondant aux attentes les plus largement partagées à l'égard de l'Europe, conformément à une bonne application du principe de subsidiarité.

Les participants sont convenus que leurs initiatives communes à venir devraient avoir notamment pour objectif de rapprocher concrètement l'Europe des citoyens.

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À l'issue de la réunion, les deux délégations sont convenues de tenir d'autres séances de travail communes, afin notamment de préparer des initiatives conjointes.


 

TREFFEN AM 20. JANUAR 2006 - STRASSBURG

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GEMEINSAME ERKLÄRUNG

 

Die Mitglieder der Europaausschüsse des deutschen Bundesrates und des französischen Senats trafen in Straßburg unter dem Vorsitz von Minister Willi Stächele, Vorsitzender des Ausschusses für Fragen der Europäischen Union des Bundesrates, und von Herrn Hubert Haenel, Vorsitzender der Delegation des französischen Senats für die Europäische Union, zu einer ersten gemeinsamen Arbeitssitzung zusammen.

Bei diesem Treffen wurden drei Punkte erörtert:

- die Stärkung der Subsidiaritätskontrolle in der Europäischen Union;

- die europäische Initiative "Bessere Rechtssetzung";

- die Kommunikationsstrategie der Europäischen Union

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In Bezug auf die Subsidiarität wiesen die Teilnehmer darauf hin, dass:

- die Union nur dann intervenieren soll, wenn ein Problem nicht auf nationaler oder regionaler Ebene oder durch bilaterale Zusammenarbeit gelöst werden kann; das Handeln der Union darf nur auf diejenigen Bereiche ausgerichtet sein, in denen ihre Intervention unbedingt notwendig ist;

- den nationalen Parlamenten bei der Anwendung des Subsidiaritätsprinzips eine wesentliche Rolle zukommt, da das Zusammenspiel der europäischen Institutionen die Subsidiarität nicht ausreichend gewährleistet; sie müssen sich stärker für die Kontrolle dieses Prinzips einsetzen, was die geltenden Verträge bereits jetzt ermöglichen.

Hierzu wünschten die Teilnehmer, dass in einer Vereinbarung festgelegt wird, dass die nationalen Parlamente innerhalb einer Frist von sechs Wochen ab Veröffentlichung eines Vorschlags der Europäischen Kommission ihre Anmerkungen zur Einhaltung von Artikel 5 des Vertrags über die Gründung der Europäischen Gemeinschaft direkt an die Kommission übermitteln können, damit eine öffentliche Diskussion über die Wahrung der Subsidiarität zustande kommt.

Darüber hinaus vereinbarten sie, dass sich der Ausschuss für Fragen der Europäischen Union des Bundesrates und die Delegation für die Europäische Union des französischen Senats ab sofort über ihre Ausschussbüros unverzüglich in wichtigen europäischen Angelegenheiten gegenseitig informieren werden, insbesondere auch, sobald ein neuer Vorschlag der Europäischen Kommission ihrer Ansicht nach einer Prüfung im Hinblick auf die Grundsätze der Subsidiarität und der Verhältnismäßigkeit unterzogen werden sollte.

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In Bezug auf die Initiative "Bessere Rechtsetzung" waren die Teilnehmer der Ansicht, dass die Union ihre Rechtsetzung auf diejenigen Fragen konzentrieren muss, bei denen ein Handeln der Union einen tatsächlichen Mehrwert erbringen kann, ohne unverhältnismäßige Sachzwänge aufzuerlegen. Einigkeit bestand auch darüber, dass es innerhalb der EU zu einem Bürokratieabbau kommen und die Regulierungsdichte der europäischen Gesetzgebung verringert werden muss. Die Lage der europäischen Unternehmen im internationalen Wettbewerb muss berücksichtigt werden. Jeder Rechtsvorschlag muss mit einer detaillierten Folgenabschätzung einhergehen, insbesondere in Bezug auf den Verwaltungsaufwand und die Auswirkungen auf die nationalen und lokalen Budgets. Jeder wichtigen Gesetzesinitiative muss eine Phase der umfassenden Abstimmung vorgeschaltet werden, deren Ergebnisse zu veröffentlichen sind.

Dabei ist das Ziel der "besseren Rechtssetzung" nicht gleichbedeutend mit einer systematisch verringerten Rechtsetzung der Union in jedwedem Bereich. Hierzu wurde beschlossen, dass der Ausschuss für Fragen der Europäischen Union des Bundesrates die Vorschläge, die er erarbeitet hat, auch an die Delegation für die Europäische Union des Senats übermittelt.

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In Bezug auf die Kommunikationsstrategie der Europäischen Union stellten die Teilnehmer fest, dass der gemeinschaftliche Besitzstand nicht mehr ausreicht, um die Unterstützung der Bürger zu erhalten, deren erste Sorge inzwischen dem Arbeitsplatz gilt. Die Standortverlagerungen außerhalb, aber auch innerhalb von Europa rufen Besorgnis hervor und führen zu einer sehr reservierten Haltung gegenüber neuen Erweiterungen. Der von der Kommission vorgeschlagene "Plan D" enthält gute und richtige Ansätze, er muss jedoch konkretere Umsetzungsschritte benennen, um entscheidende Impulse geben zu können.

Die Regierungen tragen ihren Teil der Verantwortung an der derzeitigen Vertrauenskrise, da sie Europa zu oft zum "Sündenbock" für innere Schwierigkeiten erklärt haben. Die europäischen Institutionen können sich aber nur dann wirkungsvoll an die Bürger wenden, wenn sie sich auf eine kleine Anzahl an vorrangigen Maßnahmen konzentrieren, die weitestgehend den Erwartungen in Bezug auf Europa und einer ordnungsgemäßen Anwendung des Subsidaritätsprinzips entsprechen.

Die Teilnehmer vereinbarten, dass ihre künftigen gemeinsamen Initiativen insbesondere die Verwirklichung des Europas der Bürger zum Ziel haben sollen.

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Zum Abschluss des Treffens kamen die beiden Delegationen überein, weitere gemeinsame Arbeitssitzungen abzuhalten, um gemeinschaftliche Initiativen vorzubereiten.

Pour en savoir plus : www.senat.fr/europe/r20012006.html

 

Contact presse : Bruno LEHNISCH

01 42 34 25 93 ou 25 13

b.lehnisch@senat.fr