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La Délégation sénatoriale à la décentralisation présente ses propositions pour lutter contre la désertification médicale


Mardi 7 juin 2011

Réunie le mardi 7 juin sous la présidence de Claude Belot (UMP, Charente-Maritime), la Délégation sénatoriale à la Décentralisation a émis, sur le rapport de Marie-Thérèse Bruguière (UMP, Hérault), une vingtaine de propositions pour lutter contre la désertification médicale.

 

La moitié vise à « endiguer le dépeuplement médical dans les zones fragiles ».

 

Partant du constat que les futurs praticiens effectuent l’intégralité de leurs études en milieu urbain (et notamment leurs stages pratiques en CHU, alors que seulement 1 % sont appelés à y exercer leur profession), les sénateurs de la délégation préconisent d’abord de leur permettre de « découvrir l’intérêt d’exercer en milieu rural et de se départir de certaines idées reçues sur la vie quotidienne dans les zones concernées ». A cette fin, ils recommandent notamment de prévoir une année de formation pratique dans des zones fragiles (sans allonger la durée totale des études).

 

Les sénateurs émettent également plusieurs recommandations pour « favoriser l’installation des professionnels en exercice » : mettre à leur disposition, dans chaque région, un professionnel de l’ingénierie de projet pour les accompagner dans les démarches à accomplir (administratives, recherches de financements, de partenaires…) ; créer un dispositif national d’« assurance-investissement » garantissant aux candidats à l’installation en zone fragile le rachat de leur cabinet lors de leur cessation d’activité…

 

L’autre moitié des propositions de la Délégation vise à « optimiser le temps médical », autrement dit à faire en sorte qu'une heure de travail d'un professionnel permette de réaliser le maximum de soins, sans nuire à leur qualité.

 

Pour ce faire, les sénateurs émettent en particulier deux séries de suggestions :

 

– les unes tendent à éviter que les différents acteurs de la chaîne médicale accomplissent des tâches ne correspondant pas à leur niveau de qualification : les médecins pourraient ainsi être déchargés de certaines manipulations simples et répétitives grâce à une incitation à la spécialisation des professionnels paramédicaux (par des formations complémentaires) et à la reconnaissance de la profession d’assistant de santé (par la mise en place d’une filière d’études adaptées associant connaissances de gestion, informatiques et médicales) ;

 

 

– les autres portent sur le développement de la télémédecine : créer des plates-formes de télésanté ; clarifier le droit relatif à la télémédecine afin notamment d’identifier les responsabilités des différents intervenants ; généraliser le dispositif du tiers-payant aux actes de téléconsultation…

 

Le rapport de Mme Bruguière sera disponible à l’adresse suivante : www.senat.fr/rapports-classes/crcoll.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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