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Relancer l’Europe : retrouver l’esprit de Rome

La feuille de route du Sénat pour un sursaut européen


Mardi 14 mars 2017

À dix jours du soixantième anniversaire du traité de Rome, Jean-Pierre RAFFARIN (Vienne - Les Républicains), président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et Jean BIZET (Manche - Les Républicains), président de la commission des affaires européennes du Sénat, qui animent le « groupe de suivi » du Sénat sur la refondation de l’Union européenne, livrent leur feuille de route pour un sursaut du projet européen.

"Le Brexit nous donne l’occasion d’un sursaut du projet européen", estime Jean Bizet, "sinon, l’Europe, en panne de vision et de leadership, menacée de dislocation et de fragmentation, sortirait de l’histoire", indique-t-il. "Nous adressons ce rapport aux 27 dirigeants, en vue du sommet de Rome".

Jean-Pierre Raffarin poursuit : "À l’automne 2017, la France et l’Allemagne auront 5 années de stabilité des exécutifs : c’est une chance historique." "Chacun a une Europe en tête : la Russie, avec l’OTAN, la Chine, avec la route de la soie, les États-Unis, avec une Europe sans Union. Aux Européens de dire quelle Europe ils souhaitent !".

 

Feuille de route du Sénat pour un sursaut européen :

Pour une Europe puissance : l’Europe doit se concevoir et agir en tant que puissance, en renforçant la défense de l’Europe, la lutte contre le terrorisme, les réponses à la crise migratoire (Schengen, contrôle des frontières…) et en défendant mieux ses intérêts commerciaux. Il faut stabiliser les contours de l’Union en assumant une pause dans l’élargissement.

Pour une Europe compétitive et créatrice d’emplois : l’Europe doit inventer des projets nouveaux pour la croissance (numérique, union de l’énergie…). La politique de la concurrence doit être mise au service de la reconquête industrielle, de l’investissement et de l’emploi. L’Union européenne doit parachever la gouvernance de l’euro.

Pour une Europe lisible et proche : l’Union doit être recentrée sur l’essentiel, là où sa plus-value réside. Simplification et subsidiarité doivent devenir des impératifs. Le Conseil européen doit définir les priorités de l’action. La mission de contrôle des parlements nationaux doit être confortée.

 

Le rapport du groupe de suivi, adopté le 22 février dernier et consultable en ligne, fera l’objet d’une conférence de presse le 15 mars au Sénat, qui sera suivie, à 14h30, d’un débat avec les ambassadeurs des 26 autres États Membres concernés, ouvert à la presse.

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