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Comment lutter efficacement contre le déclin des pollinisateurs ?


Mercredi 22 mars 2017

Six mois après l’adoption de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, et à l’initiative de son président Hervé Maurey (UDI-UC - Eure), la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat publie un rapport d’information autour de la table ronde qu’elle a organisée le 22 février 2017 dans le but de faire un état des lieux des connaissances relatives au déclin des abeilles et autres pollinisateurs.

En présence de membres de la communauté scientifique, de responsables de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), de représentants de la profession apicole et du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, cette table ronde - loin des propos excessifs voire caricaturaux sur le sujet - a permis de mettre en exergue la menace que représente la disparition des pollinisateurs pour la biodiversité et pour la sécurité alimentaire. Elle a montré que le phénomène de déclin des colonies d’abeilles est ancien et qu’il est multi causal, bien que largement imputable aux agents biologiques pathogènes et aux agents chimiques, du fait de l’exposition aux produits phytosanitaires.

Le rapport d’information de la commission comprend le compte rendu de cette table ronde et rappelle les mesures récemment adoptées pour protéger les pollinisateurs, en particulier les initiatives visant à réduire l’usage de produits phytopharmaceutiques sur les cultures, ainsi que l’interdiction de l’usage des substances néonicotinoïdes à compter de 2018.

Comme l’a indiqué Hervé Maurey, "la grande diversité des menaces qui pèsent sur les abeilles rend l’action publique nécessaire mais complexe car elle doit porter sur de multiples sources de déclin des pollinisateurs". L’interdiction des néonicotinoïdes, dont la mise en œuvre effective au 1er septembre 2018 s’avère complexe, n’est donc pas suffisante pour régler cette question.

Pour consulter l’intégralité du rapport : http://www.senat.fr/notice-rapport/2016/r16-474-notice.html

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