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Le Sénat alerte sur le désastre du Brexit et le risque d’éclatement du Royaume-Uni


Mardi 15 octobre 2019

 À quelques jours de la date fixée pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le 31 octobre 2019, la plus grande confusion continue de régner. Le Sénat s’inquiète du "désastre" du Brexit, surtout sans accord, au bilan perdant-perdant, et pointe un risque d’éclatement du Royaume-Uni, dans un rapport publié par Christian Cambon et Jean Bizet, co-présidents du groupe de suivi sénatorial chargé du dossier.

Dans un rapport sur "le désastre d’un Brexit sans accord", le groupe de suivi du Sénat livre une analyse sans concession des trois années écoulées depuis le référendum du 23 juin 2016.

La décision britannique de sortie de l’UE a déjà eu un coût important pour l’Union, les États-membres, les entreprises et les citoyens. La facture pourrait s’alourdir si le Royaume-Uni décidait de sortir brutalement, sans accord ordonné. Au-delà du casse-tête de la frontière irlandaise, les sénateurs estiment que la question écossaise pourrait être relancée. Enfin, le rapport met l’accent sur l’urgence à engager la réflexion sur la relation future entre l’Union et le Royaume-Uni lorsqu’il sera, demain, un État tiers, en particulier en matière de défense et de sécurité.

"Le Brexit est un contre-sens géostratégique, politique et économique" déclare Christian Cambon . "Notre rapport alerte sur le risque d’éclatement d’un Royaume plus désuni que jamais : à notre sens, le Brexit ne pourra que relancer la question de l’indépendance écossaise."

"La facture économique sera élevée, pour la France comme pour le Royaume-Uni. Pêche, agriculture, finances, industrie, transport sont en première ligne, comme les régions Hauts-de-France, Normandie, Bretagne. 4,5 millions de citoyens sont pris en otage. L’indispensable relance de l’UE a pris du retard. Les débats autour du Brexit ne reflètent plus que les seules divisions internes du Royaume-Uni et épuisent l’énergie et la patience des 27 États membres. Il est temps d’en finir, mais de manière ordonnée" juge Jean Bizet.

Le Sénat attire aussi l’attention sur le risque d’un accord à la va-vite et sur la nécessité, pour l’Union européenne, de rester ferme dans la négociation quant à l’équité concurrentielle comme condition préalable à tout accord futur de libre-échange.

Consulter le rapport du Sénat et le dossier de presse en ligne

 

 

 

Le groupe de suivi du Sénat sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l'Union européenne est co-présidé par Christian CAMBON (Les Républicains - Val-de-Marne), président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et Jean BIZET (Les Républicains - Manche), président de la commission des affaires européennes. Il compte 20 membres représentant l’ensemble des groupes politiques.

 

 

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