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Comment les entreprises rebondiront-elles lorsqu’elles ne seront plus "sous morphine" ?


Vendredi 11 décembre 2020

Auditionné par la délégation sénatoriale aux entreprises, Christophe Beaux, directeur général du Medef, a souligné que la crise que nous connaissons est plus forte et plus durable que celle de 2008-2009. L’impact est évidemment différent selon le secteur concerné, mais également selon la taille des entreprises, TPE et PME étant souvent moins solides pour résister au choc économique. Phénomène inquiétant, les effets de la crise sont plus importants pour la France que pour d’autres pays européens et en particulier l’Allemagne : "Notre décrochage avec l’Allemagne s’accentue".

Si les mesures d’aide et d’accompagnement mises en œuvres par l’État permettent aujourd’hui de trouver un équilibre entre augmentation des dettes et hausse de la trésorerie des entreprises, cet équilibre est fragile et risque de s’effondrer "lorsque l’économie ne sera plus sous morphine".

La France devra en outre opérer des choix stratégiques dans les années à venir. Si le sujet de la souveraineté a été mis en évidence, par exemple à travers une dépendance de la production pharmaceutique, l’objectif de relocalisation de certaines activités impliquera de s’interroger sur le retour d’usines chimiques sur notre territoire, et par conséquent sur l’acceptabilité sociale de tels projets.

Parmi les nombreux sujets débattus : comment créer de la valeur sur le territoire, conjuguer à la fois solidarité, transition écologique et renforcement de la compétitivité du pays, trouver un mode d’assurance face aux catastrophes exceptionnelles, affiner les règles et les soutiens aux entreprises selon les secteurs tout en donnant de la lisibilité, accompagner aussi les entreprises qui ont lancé leur activité en 2020 ? Comment les entreprises adaptent-elles leur management ?

Sur ce dernier point, et alors que le Medef se félicite du dialogue social relatif au télétravail ayant permis une avancée, la Délégation aux entreprises lance des travaux sur "Les nouveaux modes de travail et de management". Son président, Serge Babary (LR – Indre-et-Loire), rappelle que "la crise vient encore renforcer les évolutions qui étaient en cours" et qui sont essentielles pour l’adaptation et l’agilité des entreprises. Télétravail, santé au travail, multiplication des auto-entrepreneurs et travailleurs/prestataires de plateformes : ces thèmes doivent être analysés au regard de l’impact de la crise. Trois rapporteurs ont été désignés pour mener ces travaux : Martine Berthet (LR - Savoie), Michel Canévet (UC - Finistère) et Fabien Gay (CRCE - Seine-Saint-Denis).

 

La délégation aux entreprises du Sénat est présidée par Serge Babary (LR - Indre-et-Loire).

 

 

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