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Nouvelles organisations du travail : Les syndicats de salariés réclament un accompagnement des petites entreprises pour évaluer et prévenir les risques au travail


Vendredi 12 mars 2021

Nouvelles organisations et transformation de la relation au travail, nécessité de revaloriser le management et la place des travailleurs, prévention des risques, santé au travail figurent parmi les sujets débattus lors de la table ronde avec les syndicats représentatifs des salariés organisée par l a délégation aux entreprises du Sénat, dans le cadre de sa mission relative aux nouveaux modes de travail et de management.

Les influences modifiant les modes de travail sont variées : nouvelles technologies, nouvelles philosophies de management, télétravail contraint en raison de la crise sanitaire... Pour les syndicats représentés, il est essentiel que les entreprises et leurs managers conservent la maîtrise de l’organisation du travail au lieu de subir les phénomènes venant "percuter le travail" (tels que l’intelligence artificielle).

Les intervenants ont notamment rappelé :

  • La nécessité d’approfondir les améliorations issues de l’ANI (accord national interprofessionnel) de 2013, dont la durée limitée n’a pas permis de dépasser l’approche conceptuelle et réparatrice, alors que la qualité de vie au travail et la performance de l’entreprise sont compatibles voire dépendantes et que le volet prévention doit prédominer ;
  • L’importance du management par la confiance ;
  • Le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) et la prévention sont essentiels mais les dirigeants de PME et surtout de TPE sont démunis et pourtant personnellement concernés par des risques qu’ils peinent à évaluer . Leur accompagnement pour l’identification et la prévention de ces risques est l’un des enjeux pour la santé au travail ;
  • L’important travail d’analyse et de conseil de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), de l’ANACT (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) et des CARSAT (Caisses d'assurance retraite et de santé au travail) doit être mieux utilisé en amont dans une logique de prévention, et non dans une seule logique de contrôle / sanction des entreprises .

Pour Serge Babary ( Les Républicains – Indre-et-Loire), président de la délégation : « Ces questions sont à la fois essentielles et complexes. Les travaux de la mission nous conduiront à porter la parole des TPE et PME avant l’examen, par le Sénat, de la proposition de loi pour renforcer la prévention en santé au travail ».

Cette table ronde a réuni Bénédicte Moutin, secrétaire confédérale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Gérard Mardiné, secrétaire général de la Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC), Pascale Coton, vice-présidente confédérale de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et Fabrice Angei, secrétaire confédéral de la Confédération générale du travail (CGT), la Confédération générale du travail - Force ouvrière (CGT-FO) n’ayant pu y participer.

La vidéo de cette rencontre : http://videos.senat.fr/commission.ENTR.p1

Serge Babary (Les Républicains - Indre-et-Loire) est président de la délégation aux entreprises du Sénat .

Martine Berthet (Les Républicains – Savoie), Michel Canévet (Union Centriste – Finistère) et Fabien Gay (communiste républicain citoyen et écologiste – Seine-Saint-Denis) sont les rapporteurs de la mission d’information de la délégation aux entreprises sur "les nouveaux modes de travail et de management".

 

 

 

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