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Allocation vieillesse des <>

8e législature

Question écrite n° 04061 de M. Rémi Herment (Meuse - UC)

publiée dans le JO Sénat du 01/01/1987 - page 7

M. Rémi Herment attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux rapatriés sur la situation, financièrement difficile, de bon nombre de nos compatriotes, souvent très âgés, qui ont choisi de demeurer en Algérie. Il souhaiterait savoir s'il ne serait pas jugé opportun par le Gouvernement d'allouer aux vieux " pieds-noirs ", bénéficiaires de l'allocation vieillesse et demeurés en Algérie, une majoration de rente destinée à compenser la perte de change que supportent les intéressés, et ainsi de leur permettre une vie décente à l'instar des fonctionnaires français en poste à l'étranger qui bénéficient de compléments de traitement destinés à pallier ces pertes de change . - Question transmise à M. le ministre des affaires étrangères.

Transmise au ministère : Affaires étrangères



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 09/04/1987 - page 525

Réponse. -Conscient de la situation difficile qu'avaient entraînée les fluctuations monétaires pour les Français âgés résidant en Algérie, le ministère des affaires étrangères a procédé, au cours des dernières années, à une très forte réévaluation des aides financières consenties au titre de la solidarité à nos compatriotes. Le taux de l'allocation dont bénéficient les Français âgés et nécessiteux en Algérie est, à l'heure actuelle, fixé à 2 400 francs par mois. Il est très proche de celui du minimum vieillesse versé en France. Il y a lieu, par ailleurs, de souligner que, en raison de l'appréciation du franc par rapport à la monnaie algérienne en 1985 et 1986, les bénéficiaires de l'aide sociale attribuée par ce ministère ont connu une augmentation non négligeable de leur pouvoir d'achat. Enfin, il est rappelé que la commission permanente du Conseil pour la protection sociale des Français de l'étranger, qui comporte des membres qualifiés des administrations et des organismes représentatifs ainsi que des représentants élus des Français à l'étranger, réexamine chaque année le montant des aides allouées à l'étranger en fonction de l'évolution du coût de la vie et des variations de change.