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Commémoration de la fin de la guerre en Algérie

8e législature

Question écrite n° 04809 de M. Paul Souffrin (Moselle - C)

publiée dans le JO Sénat du 26/02/1987 - page 264

M.Paul Souffrin s'élève contre la décision prise le 11 février 1987 en conseil des ministres de célébrer le 25e anniversaire de la cessation des combats en Algérie le 21 juin 1987. Il considère que cette décision prépare l'abandon de la commémoration du 19 mars 1962, date de la fin de la guerre en Algérie. Elle constitue un acte grave accompli sans aucune consultation des associations d'anciens combattants. En conséquence, il demande à M. le Premier ministre de bien vouloir lui indiquer les raisons de cette décision que M. le secrétaire d'Etat aux anciens combattants avait envisagée devant le Sénat, le 1er décembre dernier, en employant l'argument spécieux que la date de la signature du traité de paix n'avait pas établi immédiatement la fin des hostilités.



Réponse du ministère : Premier ministre

publiée dans le JO Sénat du 07/05/1987 - page 692

Réponse. -Soucieux de rassembler les Français dans le souvenir d'une épreuve, au-delà des divisions qu'ils ont pu connaître à l'époque, le Gouvernement a choisi la date du dimanche 21 juin à dessein. Cette date n'est en effet symbolique d'aucun événement politique ou militaire et vise donc à célébrer le 25e anniversaire de la fin des combats dans l'unité et dans le souvenir des morts en Algérie. Dès lors, le Gouvernement ne saurait logiquement s'associer à d'autres cérémonies organisées par telle ou telle association à la date de leur choix, auxquelles les autorités civiles et militaires ont pour consigne de limiter leur participation, dans un esprit de stricte équité. Loin d'être un geste hostile à l'égard des anciens combattants, cette position procède du souci de renforcer leur cohésion et leur prestige.