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Fonctionnement du bureau de poste de Saint-Martin (canton des îles du Nord de la Guadeloupe)

8e législature

Question écrite n° 04984 de M. Pierre Lacour (Charente - UC)

publiée dans le JO Sénat du 12/03/1987 - page 355

M.Pierre Lacour attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'industrie, des P. et T. et du tourisme, chargé des P. et T., sur la situation difficile du bureau de poste de Saint-Martin (canton des îles du Nord de la Guadeloupe). En effet, il semble, d'une part, qu'une insuffisance de personnel provoque des acheminements de courriers particulièrement longs, particulièrement préjudiciables à l'économie locale ; d'autre part, au niveau des télécommunications, un certain flottement dans le suivi administratif, notamment celui des factures, est à observer. Compte tenu de la volonté gouvernementale de développer la Guadeloupe, au sein de laquelle l'île de Saint-Martin est appelée à jouer un grand rôle, il lui demande s'il ne juge pas important que les moyens logistiques de communication puissent fonctionner normalement.



Réponse du ministère : Postes et télécommunications

publiée dans le JO Sénat du 18/06/1987 - page 976

Réponse. -Il est incontestable que depuis plusieurs années la vocation touristique et résidentielle de l'île de Saint-Martin s'est affirmée, entraînant par voie de conséquence un accroissement soutenu de l'activité du bureau de poste local. Afin de permettre aux services de faire face à cette évolution du trafic, le cadre d'effectifs de l'établissement a fait l'objet d'ajustements annuels successifs. C'est ainsi qu'il est passé de quatorze agents titulaires et vingt-neuf heures quarante-cinq d'auxiliaires en 1982, à vingt titulaires et vingt-deux heures cinquante-cinq d'auxiliaires au 31 décembre 1986. En ce qui concerne l'acheminement du courrier à destination de Saint-Martin. celui-ci, lorsqu'il est effectué par voie maritime, ne pose pas de problèmes majeurs. Par contre, les conditions de desserte de l'île par avion n'apparaissent pas pleinement satisfaisantes pour des raisons qui tiennent à l'insuffisante capacité des appareils de la compagnie aérienne chargée du transport des dépêches dans la relation Pointe-à-Pitre - Juliana. A cet égard, il est signalé à l'honorable parlementaire que la transformation prochaine d'un avion Fokker en demi-cargo pouvant transporter quotidiennement trois tonnes de fret est de nature à améliorer sensiblement la situation existante. En outre, l'ouverture projetée par Air France d'une liaison expérimentale directe Paris - Juliana chaque mercredi pourrait être, après étude, mise à profit pour éviter un transit de dépêches par Pointe-à-Pitre. Par ailleurs, la livraison du courrier aux entreprises saint-martinoises sera améliorée avant la fin de 1987, du fait de l'extension du bureau de poste qui permettra l'installation de 200 boîtes de commerce supplémentaires. Enfin, s'agissant des télécommunications, le caractère très général de la remarque formulée ne permet pas de lui apporter une réponse précise.