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Situation de l'imprimerie Paul Dupont à Clichy (Hauts-de-Seine)

8e législature

Question écrite n° 05270 de M. Ivan Renar (Nord - C)

publiée dans le JO Sénat du 26/03/1987 - page 436

M.Ivan Renar attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, sur la situation de l'imprimerie Paul Dupont de Clichy, filiale de la Société nationale des éditions de presse (S.N.E.P.). Suite à la décision gouvernementale de supprimer les dotations à la S.N.E.P., cette imprimerie est menacée dans ses activités. Le comité intersyndical du livre parisien C.G.T. a avancé des propositions très sérieuses capables d'assurer la modernisation et le développement des activités de l'entreprise sans suppression d'emplois. Que compte-t-il faire pour préserver un outil d'impression indispensable à l'activité de la région parisienne.

Transmise au ministère : Budget



Réponse du ministère : Budget

publiée dans le JO Sénat du 06/08/1987 - page 1229

Réponse. -La Société nouvelle des imprimeries Paul Dupont, qui a été reprise par la S.N.E.P. en 1969, n'est pratiquement jamais parvenue à l'équilibre d'exploitation depuis cette date. Au cours de ces dernières années, les pertes ont crû régulièrement pour atteindre plus du tiers du chiffre d'affaires en 1986, soit 35 MF environ. Depuis 1981, celles-ci ont représenté un total de 210 MF. Cette situation provient notamment de la vétusté et de l'inadaptation de l'imprimerie de Clichy ainsi que de la forte concurrence qui sévit dans ce secteur, largement surcapacitaire. Durant toute cette période, la S.N.I.P.D. n'a pu poursuivre son activité que grâce aux très importants concours publics dont elle a bénéficié par l'intermédiaire de la S.N.E.P., concours qui se sont révélés de plus en plus coûteux et qui n'ont pu empêcher cependant une dégradation régulière de la situation de cette entreprise. Dans ces conditions, les pouvoirs publics ont décidé de ne plus soutenir artificiellement l'activité de cette entreprise. En conséquence, ils ont chargé le président de la S.N.E.P., au mois de février dernier, de procéder à la liquidation amiable de la S.N.I.P.D. et de définir, en concertation avec les représentants du personnel, des mesures d'accompagnement destinées notamment à faciliter le reclassement des salariés de l'entreprise. Le coût de ce plan social a été intégralement pris en charge par l'Etat. Aucun projet de reprise crédible n'a été présenté aux pouvoirs publics à ce jour.