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Avantages économiques des méthodes de protection intégrée des cultures: bilan d'étude

8e législature

Question écrite n° 05757 de M. Edouard Le Jeune (Finistère - UC)

publiée dans le JO Sénat du 23/04/1987 - page 609

M.Edouard Le Jeune demande à M. le ministre de l'agriculture de bien vouloir lui préciser la suite réservée aux conclusions de l'étude, réalisée en 1985, pour le compte de son administration, par le Cemagref, portant sur les avantages économiques des méthodes de protection intégrée des cultures (chapitre 51-12, études à l'ent



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 02/07/1987 - page 1031

Réponse. -L'étude réalisée en 1985, sur les avantages économiques des méthodes de protection intégrée des cultures, a permis de démontrer que l'application des principes de la protection intégrée des cultures permettait une économie certaine sur le nombre des traitements réalisés. Les freins à la généralisation de ces méthodes ne sont donc pas liés à leur coût, mais à leur difficulté de mise en oeuvre car elles exigent une plus grande disponibilité de la part des producteurs pour assurer le suivi biologique des parcelles ; elles exigent un niveau de technicité élevé, et l'assistance permanente de conseillers spécialisés. Les freins au développement de la protection intégrée sont également dus aux exigences du commerce international , pour lequel la présence d'organismes indésirables même à des niveaux très bas peut être un prétexte à interdire les importations, ce qui incite les producteurs à mener une lutte systématique avec des produits très polyvalents. Face à ces problèmes, le ministère de l'agriculture (service de la protection des végétaux) fait porter son effort sur la diffusion d'informations phytosanitaires par les avertissements agricoles dont les avis et conseils sont fondés sur les principes de la protection intégrée. Un réseau informatisé a été mis en place depuis cinq ans permettant dans chaque région, le recueil et l'utilisation dans des délais très brefs des observations réalisées sur le terrain par un réseau d'observateurs. De plus les agents du service de la protection des végétaux apportent un soutien technique très actif aux actions de lutte biologique entreprises par différents groupements de producteurs qui a permis de développer fortement ces méthodes au cours des dernières années notamment pour les cultures sous abri.