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Protection contre l'incendie et reconstitution de la forêt méditerranéenne: bilan d'étude

8e législature

Question écrite n° 05993 de M. Jean Francou (Bouches-du-Rhône - UC)

publiée dans le JO Sénat du 07/05/1987 - page 681

M.Jean Francou demande à M. le ministre de l'agriculture de bien vouloir lui préciser la suite réservée aux conclusions de l'étude réalisée en 1985 pour le compte de son administration par l'I.N.R.A. portant sur la protection contre l'incendie et la reconstitution de la forêt méditerranéenne (chap. 51-12, Etudes à l'entreprise).



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 10/09/1987 - page 1419

Réponse. -Le travail, confié à l'Institut national de la recherche agronomique (I.N.R.A.) en 1985, sur la protection contre l'incendie et la reconstitution de la forêt méditerranéenne s'inscrit dans un effort pluriannuel. Les principaux résultats de l'étude de 1985 sont les suivants : les études sur les feux contrôlés d'hiver montrent la résistance du chêne pubescent et la sensibilité du filaria, de l'érable de Montpellier et du chêne vert ; la très bonne efficacité pour l'entretien des pare-feux de l'association feu-Dalapon (posant toutefois des problèmes de phytoxicité sur le chêne pubescent) et la remarquable efficacité de l'association feu-glyphosate ; la sensibilité au feu des jeunes reboisements est croissante du cèdre de l'Atlas au pin d'Alep, en passant par le cyprès de l'Arizona et le pin Eldarica ; les travaux de sélection de cyprès résistants à Seiridium Cardinale ont permis la discrimination d'un certain nombre de clones ; les provenances artificielles françaises de cèdre font apparaître une forte vigueur et une bonne stabilité interstationnelle. Les provenances turques de Cedrus Libani profitent davantage des stations à argile de décalcification. Ces travaux de l'I.N.R.A. ont été portés à la connaissance des reboiseurs de la zone méditerranéenne.