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Suppression de postes de professeurs et de formateurs dans les écoles normales

8e législature

Question écrite n° 06203 de M. Roland Grimaldi (Nord - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 21/05/1987 - page 786

M.Roland Grimaldi attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les mesures prises pour la rentrée 1987 concernant les écoles normales. La suppression de 284 postes de professeurs d'école normale et de 210 postes de directeurs d'études contribuera, en effet, à un affaiblissement du potentiel de formation initiale et continue des enseignants. Cette mise en cause du potentiel de formation des maîtres est en contradiction avec l'objectif de 80 p. 100 d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat pour l'an 2000. Il lui demande donc de bien vouloir reconsidérer ces mesures.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 25/06/1987 - page 1004

Réponse. -Il est effectivement prévu de supprimer 300 postes de professeurs dans les écoles normale à la rentrée de septembre 1987. Le ministre de l'éducation nationale a, en effet, décidé d'appliquer le décret n° 86-487 du 14 mars 1986, pris par son prédécesseur, qui modifie le régime de formation des futurs instituteurs. Le régime antérieur fixait à trois ans la scolarité des élèves instituteurs. Le nouveau régime porte à quatre ans la durée totale des études, en vertu des deux principes suivants : deux années d'études à l'université après le baccalauréat, sanctionnées par l'obtention d'un D.E.U.G. ; deux années de formation professionnelle à l'école normale. La diminution du nombre d'années passées par les élèves instituteurs à l'école normale a pour conséquence logique la réduction des besoins en postes de professeurs dans ces établissements. C'est pourquoi il a été décidé - ce qui constitue une mesure très modérée pour une réduction de la scolarité de trois à deux années - de retirer 300 postes sur les 2 500 qui existent actuellement, soit 12 p. 100 des emplois. Ces emplois retourneront, bien évidemment, à l'enseignement du second degré, particulièrement dans les lycées où des effectifs supplémentaires d'élèves sont attendus à la prochaine rentrée. Les opérations de retraits de postes ont été effectuées sous l'autorité des recteurs d'académie, qui mettront par ailleurs tout en oeuvre pour que les professeurs concernés par les suppressions de postes voient leurs compétences utilisées au mieux et retrouvent un poste qui soit le plus possible conforme à leurs voeux. La suppression des postes des directeurs d'études des C.R.F.-P.E.G.C. a conduit l'administration à faire bénéficier ceux-ci des mesures dites " de carte scolaire " qui leur assurent une priorité d'affectation. Des mesures complémentaires, sous forme de décharge de service leur permettant de poursuivre une activité de formation initiale ou continue des maîtres, seront annoncées très prochainement. En aucun cas, les intérêts de ces enseignements ne seront méconnus.