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Suppression des cabines téléphoniques en milieu rural

8e législature

Question écrite n° 07197 de M. Yves Goussebaire-Dupin (Landes - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 23/07/1987 - page 1141

M.Yves Goussebaire-Dupin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'industrie, des P. et T. et du tourisme, chargé des P. et T., sur l'inquiétude ressentie par les maires des petites communes, notamment dans les départements ruraux, devant l'actuelle tendance de son administration à supprimer ou à refuser l'implantation des cabines téléphoniques. Le service rendu par ces cabines à l'usager de passage ou en vacances est pourtant indispensable à la garantie d'une qualité de vie dans de nombreux lieux isolés du territoire national. A l'effort fourni par les communes dans le domaine des équipements touristiques devrait correspondre un maillage adéquat des services publics. Il lui demande s'il ne lui paraît pas légitime d'assurer au mieux le maintien de ce service, et à tout le moins dans les zones où les communes sont éloignées les unes des autres.



Réponse du ministère : Postes et télécommunications

publiée dans le JO Sénat du 17/09/1987 - page 1479

Réponse. -L'évolution dans les prochaines années du parc de téléphones publics ne peut s'analyser uniquement en termes de suppressions. En effet il faut savoir que, globalement, le nombre de points publics d'accès au téléphone doit augmenter de 45 000 unités d'ici à 1989. Cette croissance résultera d'un développement du point-phone, implanté dans des lieux protégés accessibles au public ; quant aux cabines installées sur la voie publique, leur parc devrait diminuer d'environ 10 000, soit de quelque 8 p. 100 seulement du parc existant, sur la même période et sur l'ensemble du territoire national, étant entendu que dans le même temps ce parc sera modernisé pour lui permettre de mieux résister au vandalisme (augmentation du nombre des publiphones à carte à mémoire et des publiphones à pièces renforcés dits " TE 80 "). Ces suppressions ne toucheront que des cabines pour lesquelles la recette est manifestement beaucoup trop faible par rapport à l'amortissement et aux charges d'exploitation, mais en tout état de cause, ce redéploiement respecte le maintien d'au moins une cabine par commune, étant entendu que, lorsque les municipalités le souhaitent, il leur est possible d'en faire installer davantage sous le régime de la location-entretien. En outre, les télécommunications disposeront, dans le courant de 1988, d'un matériel nouveau appelé " uniphone ", d'une conception beaucoup plus simple que les postes actuels et permettant d'appeler soit les numéros d'appel d'urgence (et ce gratuitement), soit tout autre numéro sous la seule réserve d'être titulaire d'une carte Télécom. Ce nouveau matériel est particulièrement destiné aux zones rurales.