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Politique de prévention contre les maladies cardio-vasculaires

8e législature

Question écrite n° 08034 de M. Pierre-Christian Taittinger (Paris - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 15/10/1987 - page 1620

M.Pierre-Christian Taittinger demande à Mme le ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de l'emploi, chargé de la santé et de la famille, pour quelles raisons n'instaure-t-on pas un politique de prévention contre les maladies cardio-vasculaires. Ce fléau qui, chaque année, tue 200 000 Français, menace 3 millions de sujets atteints et 12 millions de sujets à risques. Dans d'autres pays, cette méthode s'est révélée efficace. A l'heure d'une réflexion nationale sur l'avenir de notre système social, il serait temps d'évoquer le problème que posent les maladies les plus coûteuses.



Réponse du ministère : Santé et famille

publiée dans le JO Sénat du 28/01/1988 - page 127

Réponse. -Les maladies cardio-vasculaires représentent effectivement 200 000 décès par an, dont un tiers est dû aux accidents aigüs coronariens, un tiers aux décès par insuffisance cardiaque quelle qu'en soit l'origine le dernier tiers et aux accidents vasculaires cérébraux. C'est la première cause de mortalité en France. C'est la raison pour laquelle a été mise en place en 1985 une Commission nationale des maladies cardio-vasculaires, chargée de formuler des propositions pour lutter contre ces maladies. La prévention doit être privilégiée. Elle consiste notamment à lutter contre le tabagisme, contre l'hypertension artérielle, et à prendre en compte les problèmes relatifs à la nutrition. Des campagnes d'information concernant les dangers du tabac ont déjà été réalisées. Une grande campagne nationale d'information a commencé le 14 janvier 1988. Une campagne d'information concernant les dangers de l'hypertension artérielle a été réalisée récemment par la fédération de cardiologie sous le slogan " Hypertension, attention . " Un groupe de travail de la commission nationale des maladies cardio-vasculaires étudie les problèmes relatifs à la nutrition ; dès qu'il aura remis son rapport, une information sera donnée auprès des médecins et de la population.