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Essonne : traitement des insuffisants rénaux

8e législature

Question écrite n° 08113 de M. Jean-Luc Mélenchon (Essonne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/10/1987 - page 1662

M. Jean-Luc Melenchon attire l'attention de Mme le ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de l'emploi, chargé de la santé et de la famille, sur les besoins de l'Essonne en centre de traitement des insuffisants rénaux. L'arrêté ministériel du 9 avril 1984 fixe à 45 postes les nécessités d'infrastructures pour un département d'un million d'habiants. L'Essonne ne comporte que 24 postes (les Hauts-de-Seine : 42 ; le Val-de-Marne : 40 ; les Yvelines : 39). Pourtant, la direction régionale de l'action sanitaire et sociale évalue à 220 le nombre de patients dyalisés en Essonne. L'inadéquation des équipements aux besoins entraîne l'obligation pour ces malades de se rendre à Paris, ce qui occasionne des frais importants à la sécurité sociale. C'est pourquoi, il aimerait connaître les intentions gouvernementales sur ce problème. En effet, l'implantation de postes supplémentaires de traitement dans Essonne assurerait une meilleure réponse aux besoins médicaux des patients. Elle permettrait en outre un allégement des frais de prise en charge de la maladie par les organismes sociaux.



Réponse du ministère : Santé et famille

publiée dans le JO Sénat du 07/04/1988 - page 475

Réponse. -A ce jour, l'équipement en postes d'hémodialyse en centres dans le département de l'Essonne s'élève à trente postes. Toutefois, la mise en service de cinq postes d'hémodialyse autorisés en février 1987 à l'hôpital d'Evry a dû être retardée, faute de personnel. Il est clair que, si l'on se réfère à l'indice régional réglementaire de quarante à quarante-cinq postes par million d'habitants, l'Essonne demeure encore sous-équipé. Cependant, avant d'envisager toute nouvelle création, il convient de tenir compte du programme proposé pour l'Ile-de-France par la commission régionale d'hémodialyse et de transplantation. Celle-ci a souhaité que soit favorisée dans l'Essonne l'autonomie des malades par le développement de la dialyse péritonéale, et par l'ouverture d'unités d'autodialyse qui y sont à peu près inexistantes, plutôt que par la multiplication des centres de dialyse. Répondant à ce voeu, l'association Beauce et Perche pour la dialyse à domicileenvisage actuellement la création d'une unité d'autodialyse à Etampes. Par ailleurs, conformément aux recommandations de la commission, l'administration entend s'attacher à favoriser un redéploiement progressif des postes de dialyse en service dans la région au bénéfice des départements relativement sous-équipés, tel l'Essonne. Mais il convient de noter qu'un certain nombre de malades résidant dans un département périphérique préfèrent être dialysés à proximité de leur lieu de travail lorsque celui-ci est situé à Paris.