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Scolarisation des enfants réfugiés du Surinam

8e législature

Question écrite n° 08274 de M. Raymond Tarcy (Guyane - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/10/1987 - page 1706

Le principe de la non-scolarisation des enfants réfugiés du Surinam accueillis et installés en Guyane depuis 1986 a toujours été affirmé par le représentant de l'Etat sur place et par les différents ministres, à l'occasion de leurs déplacements dans ce lointain département. Cette situation qui dure depuis bientôt une année semble être en violente contradiction avec les grands principes si souvent rappelés, ici et là, selon lesquels la France, avant tout autre, demeure le pays des droits de l'homme. L'éducation n'est-elle pas pour l'homme en Guyane, comme partout en France, un droit fondamental ? M.Raymond Tarcy demande à M. le ministre de l'éducation nationale de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement sur cette affaire et lui confirmer, le cas échéant, que tous les enfants réfugiés du Surinam, y compris les Amérindiens des villages de Aouara et des Hattes, ne sont vraiment pas scolarisés.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 03/03/1988 - page 285

Réponse. -Tout en considérant que la situation des réfugiés du Surinam n'était pas définitivement fixée comme l'a rappelé le Premier ministre lors de son récent voyage dans le département de la Guyane, le ministre de l'éducation nationale a toujours souligné toute l'importance qu'il accordait aux problèmes posés par le devenir des enfants étrangers accueillis en Guyane. Aussi, pour que ces enfants puissent bénéficier d'un minimum de scolarisation, une structure a été mise en place dans les camps de réfugiés. Il s'agit d'activités scolaires menées avec le concours actif d'organisations humanitaires, notamment hollandaises. Cette activité scolaire assurée par des instituteurs, eux-mêmes réfugiés, se déroule en hollandais exclusivement. L'ensemble des dépenses occasionnées par cette action, comme toutes celles résultant de l'accueil des réfugiés en Guyane est totalement pris en charge par l'Etat. Les locaux utilisés ont été construits avec l'aide de la population. Vingt-deux classes ont été ainsi installées à titre provisoire.