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Place de la production laitière française dans le marché mondial

8e législature

Question écrite n° 08372 de M. Roland du Luart (Sarthe - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 05/11/1987 - page 1733

M.Roland du Luart prie M. le ministre de l'agriculture de bien vouloir lui faire connaître dans quelle mesure la politique communautaire de diminution autoritaire de la production laitière se serait traduite par une perte de notre part du marché mondial. Le dernier rapport de l'Onilait indique que : " Chez les autres producteurs exportateurs mondiaux que sont les U.S.A., le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'année 1986 pourrait, enfin, être l'année de la raison budgétaire qui les conduit tous, un à deux ans après la C.E.E., à mettre en place des programmes de réduction de la production laitière. Chacun a choisi sa formule : abattages subventionnés de vaches laitières aux U.S.A. avec un objectif de réduction de six millions de tonnes de lait, baisse du prix final perçu par le producteur par accroissement de sa charge de financement de l'exportation au Canada et en Australie. L'O.C.D.E. estime que les mesures prises pourraient conduire à une baisse des livraisons des Etats membres dès la fin 1986. Dans ces conditions, il apparaît que la double volonté de la C.E.E., d'une part, de réduire son niveau actuel de production pour mieux l'ajuster à ses débouchés et, d'autre part, de subordonner un accroissement des contraintes qu'elle s'imposera à une démonstration d'efficacité de maîtrise de la production des autres grands exportateurs mondiaux est bien adaptée à la période charnière actuelle. " Il lui demande dans quelle mesure ces prévisions, peut-être optimistes, se sont effectivement réalisées.



La question est caduque