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Classes bilingues de la " Altschmargendorf Grundschule ", à Berlin (République Fédérale d'Allemagne)

8e législature

Question écrite n° 08752 de M. Guy Penne (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 26/11/1987 - page 1846

M.Guy Penne attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la " Altschmargendorf Grundschule ", à Berlin, école primaire de droit allemand, sans aucun accord de coopération ou de cogestion avec les autorités françaises, mais pour laquelle le Sénat de Berlin et la mairie d'arrondissement seraient favorables à une participation française. Les critères d'admission des élèves définissent une priorité pour les enfants bi-nationaux franco-allemands puis pour les autres ressortissants issus de couples germano-francophones. La demande reste forte, et chaque année, de nombreuses inscriptions ne peuvent être effectuées. Des problèmes se posent au plan financier et il conviendrait d'améliorer les conditions de travail des élèves des classes bilingues en permettant à cette école de mener à bien ses objectifs pédagogiques. L'équipement de base devrait être amélioré en ce qui concerne la cantine, les salles pour les activités d'après-midi et les matériauxpédagogiques. Un engagement français devrait donner un second souffle au projet. Il pourrait s'agir de moyens budgétaires servant à l'achat de matériaux pédagogiques français, de la mise à la disposition de l'école par notre pays d'éducateurs ou d'instituteurs, en détachement ou par recrutement local, deux V.S.N.A. (volontaires du service national actif) pourraient prendre part dans cet engagement. Il lui demande, en conséquence, de bien vouloir examiner quelles formes pourrait prendre la participation française au devenir de cette école



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 31/03/1988 - page 431

Le ministère des affaires étrangères consacre une part importante de ses ressources à l'enseignement de notre langue en République fédérale d'Allemagne, qui constitue un pôle privilégié de notre action dans ce domaine. La conjoncture budgétaire ne permet guère, cependant, d'augmenter indéfiniment cette part. Force est d'opérer des choix, par nature limitatifs. Les sommets franco-allemands, et singulièrement celui qui s'est tenu à Francfort en octobre 1986, ont recommandé de favoriser, à tous les niveaux de la scolarité, l'étude de la langue du partenaire, à commencer par l'enseignement précoce de cette langue. Cette résolution s'est traduite, pour un certain nombre d'écoles primaires des deux pays, par l'échange, poste pour poste, de maîtres chargés d'enseigner leur langue maternelle. Il ne paraît pas pertinent de sortir du cadre institutionnel qui s'est ainsi formé. Si l'école primaire d'Altschmargendorf souhaitait participer à une telle opération, il conviendrait qu'elle en saisisse les autorités dont elle relève et se dispose à envoyer l'un de ses maîtres en France.