Question de M. BÉCART Jean-Luc (Pas-de-Calais - C) publiée le 28/07/1988

M. Jean-Luc Bécart, profondément attristé et extrêmement indigné par les circonstances criminelles dans lesquelles la représentante de l'A.N.C. (African National Congress) a trouvé la mort le mardi 29 mars, se demande si la protection et la sécurité des personnalités étrangères sont suffisamment assurées dans notre pays dès lors qu'il s'agit de représentants de mouvements progressistes. La France s'est trop souvent singularisée dans la dernière période en abritant, et de manière luxueuse, des dictateurs chassés de leur territoire. La population ne saurait admettre que celles et ceux qui agissent pour la libération de leur peuple ne fassent pas aussi l'objet d'un dispositif de protection et de sûreté optimum. Il demande à M. le ministre de l'intérieur de bien vouloir lui apporter toutes les réponses à ses interrogations et de lui indiquer dans quelles limites, selon lui, la France reste une terre d'asile.

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Réponse du ministère : Intérieur publiée le 08/09/1988

Réponse. - La protection et la sécurité des personnalités étrangères en France sont assurées dès lors que celles-ci en expriment la demande et qu'elles font l'objet de menaces particulières. Ainsi, après l'assassinat de Mme Dulcie September, et à la demande des représentants de l'African National Congress en France, des dispositions spécifiques ont été prises, afin d'assurer tant leur protection individuelle que celle du siège parisien de l'organisation anti-apartheid. De plus, les services de renseignements ont reçu pour consigne d'entretenir une viligance attentive et particulière pour toutes les informations qui permettraient de déceler avec précision une quelconque menace à l'égard des représentants de l'A.N.C., comme d'ailleurs des autres mouvements progressistes.

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