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Restauration des plans reliefs

9e législature

Question écrite n° 03502 de M. Josselin de Rohan (Morbihan - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/1989 - page 212

M. Josselin de Rohan prie M. le ministre de la culture, de la communication, des grands travaux et du Bicentenaire de bien vouloir dresser un bilan exhaustif des pérégrinations des plans reliefs retirés au musée des Invalides, ainsi que les sommes dépensées pour les transporter, les restaurer et les mettre en valeur. Il lui demande s'il entend proposer au maire d'une grande ville française de restituer les plans reliefs qu'il n'est pas en mesure d'exposer dans les musées de sa cité. Il lui demande en outre de bien vouloir lui confirmer qu'il n'existe dans ladite ville aucun restaurateur compétent pour prendre en charge ces plans reliefs.



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 20/04/1989 - page 628

Réponse. - Le transfert des plans-reliefs à Lille avait commencé en décembre 1985. Le Gouvernement ayant pris en avril 1986 la décision de principe de maintenir la collection à Paris, ce transfert n'a jamais été complètement effectué. La convention conclue le 2 octobre 1987 entre l'Etat et la ville de Lille a réglé le contentieux sur les plans-reliefs de la manière suivante : " La collection demeure propriété de l'Etat. Cependant l'Etat met en dépôt au musée des beaux-arts de Lille dix-neuf maquettes représentant des places fortes de la frontière française du Nord-Est, de Belgique et des Pays-Bas (1). Il financera également la réalisation de copies d'autres places qui seront déposées à Lille (2). Les dix-neuf plans mis en dépôt sont classés au titre des monuments historiques et de ce fait leur restauration continuera d'être assurée sous la maîtrise d'ouvrage de l'Etat et sous la maîtrise d'oeuvre de l'inspection des monuments historiques par l'atelier de restauration du musée des plans-reliefs ou les entreprises spécialisées les plus compétentes. L'essentiel de la collection doit être réinstallé à l'hôtel des Invalides, dans un musée des plans-reliefs agrandi (6 500 mètres carrés) qui s'étendra sur trois niveaux des combles. Une mission de réaménagement a été créée à cet effet. L'Etat a assumé le coût du retour à Paris des plans-reliefs (2,2 MF) et il a indemnisé la ville de Lille à hauteur de 3,7 MF en 1987 pour les frais qu'elle avait engagés. Une exposition temporaire de préfiguration ouverte au début de 1987 permet au public d'admirer aux Invalides quelques-unes des plus belles pièces de la collection. Cette exposition a été vue par 500 000 visiteurs depuis janvier 1987. Son coût s'est élevé à 4 MF. Parallèlement, la mission de réaménagement a lancé les études préalables à la réalisation du futur musée. Ces études, remises récemment, permettent d'envisager un début des travaux vers la fin de 1989 en vue d'une ouverture dès la fin de 1992. En ce qui concerne les maquettes déposées à Lille, une exposition ouverte le 27 janvier 1989 au musée des beaux-arts, financée par la municipalité, en présente six. Après la rénovation du musée des beaux-arts, les plans-reliefs déposés à Lille seront exposés au public. (1) Aire-sur-la-Lys, Avesnes, Bergues, Bouchain, Calais, Lille, Saint-Omer, Gravelines, Ath, Bouillon, Charleroi, Ménin, Namur, Nieuport, Ostende, Oudenarde, Tournai, Ypres, Maastricht. (2) Landrecies, Laon, Ham, Sedan, Anvers, La Kénoque, Bergen op Zoom.