Question de M. SOUVET Louis (Doubs - RPR) publiée le 06/07/1989

M. Louis Souvet attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, sur l'utilisation des calculatrices aux examens. Si l'usage de ces dernières est nécessaire aux candidats lors des diverses épreuves mathématiques et physiques des concours et examens, il est anormal que la circulaire ministérielle n° 86-228 du 28 juillet 1986 autorise l'usage de toutes les calculatrices de poche, y compris les calculatrices programmables et alphanumériques. Les seules restrictions apportées au format de ces appareils sont tout à fait inadéquates vu la puissance de calcul de ces nouveaux matériels. Il demande si le Gouvernement entend compléter la réglementation en la matière dans le court ou le moyen terme.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 07/09/1989

Réponse. - La maîtrise de l'usage des calculatrices demeure un objectif important pour la formation de l'ensemble des élèves car elle constitue un outil efficace dans le cadre de leurs études et dans la vie professionnelle économique et sociale. C'est pourquoi leur utilisation est prévue dans de nombreux programmes d'enseignement et leur emploi doit être largement autorisé aux examens et concours. L'évolution technologique de ces matériels ne permet effectivement de retenir comme critère que la taille. Toutefois, le fait que certains modèles soient performants, en permettant notamment de mémoriser un certain nombre de formules est une donnée dont les concepteurs de sujets sont conscients. En effet, les sujets des épreuves sont conçus pour évaluer avant tout l'aptitude au raisonnement scientifique des candidats et non leur capacité à mémoriser un formulaire, l'objectif essentiel étant de savoir l'utiliser à bon escient plus que de le connaître par coeur.

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