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Utilisation du français dans les colloques organisés en France

9e législature

Question écrite n° 12253 de Mme Danielle Bidard-Reydet (Seine-Saint-Denis - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 25/10/1990 - page 2298

Mme Danielle Bidard-Reydet appelle l'attention de M. le ministre de la recherche et de la technologie sur l'utilisation d'autres langues que le français dans les colloques ou autres réunions à caractère scientifique qui se tiennent sur le sol de notre pays. Par exemple, le compte rendu des actes du colloque Planète Terre comporte une quarantaine de pages en français sur les 350 pages de l'ouvrage. Compte tenu de l'envahissement de l'anglais comme support des échanges internationaux, elle lui demande les mesures qu'il compte prendre pour promouvoir le français comme vecteur du rayonnement de notre pays en recommandant l'utilisation du français lors des colloques organisés en France.



Réponse du ministère : Recherche

publiée dans le JO Sénat du 07/11/1991 - page 2483

Réponse. - L'honorable parlementaire peut être assurée que la dëfense de la langue française dans la vie scientifique et technique internationale constitue une priorité pour l'action du ministère de la recherche et de la technologie. Il est indéniable que l'anglais s'est imposé comme vecteur de communication, en particulier lors d'un grand nombre de manifestations internationales à caractère scientifique. Cette situation a conduit l'académie des sciences à constituer auprès d'elle un groupe de travail pour étudier les moyens propres à contribuer au rayonnement de notre langue. Les recommandations du groupe soulignent que " la capacité des scientifiques français est un test " et que l'obligation de recourir à la traduction simultanée " serait non seulement onéreuse mais inutile (...) loin de contribuer au renom de notre pays et de sa langue elle serait jugée très défavorablement par la communauté scientifique internationale ". Le ministère de la recherche et de la technologie considère qu'il paraît difficile de s'orienter vers des mesures contraignantes dans la mesure où celles-ci auraient pour effet de réduire le nombre des colloques internationaux organisés en France et, par là même, de compromettre l'efficacité des échanges scientifiques. En conséquence, pour des manifestations scientifiques internationales se tenant en France, que le ministère est amené à soutenir, la traduction simultanée est fortement préconisée.