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Abolition de la 1re classe dans le métro

9 ème législature

Question écrite n° 16839 de M. Pierre-Christian Taittinger (Paris - RI)

publiée dans le JO Sénat du 08/08/1991 - page 1664

M. Pierre-Christian Taittinger demande à M. le ministre de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace après la grande victoire remportée par les abolitionnistes après trente-trois ans de combat pour la suppression de la 1re classe dans le métro parisien, que fera-t-on maintenant en faveur des personnes âgées et des handicapés qui trouvent refuge aux heures de pointe dans ces wagons.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 05/12/1991 - page 2709

Réponse. - La disparition de la première classe met fin à une situation sans équivalent dans le reste du monde, la R.A.T.P. étant jusqu'à présent la seule à offrir deux classes sur le réseau métropolitain. Elle constitue l'aboutissement d'une évolution engagée en 1982 lorsque l'accès à la première classe a été autorisé aux porteurs de titres de seconde classe aux heures de forte affluence. Elle est justifiée par le faible intérêt de l'existence de la 1re classe au regard des charges qu'elle engendrait pour la R.A.T.P. du fait des déprédations dont elle était spécifiquement l'objet et des importants moyens de contrôle nécessaire pour en limiter l'accès aux seuls voyageurs disposant du titre de transport correspondant. Elle permettra de redéployer les effectifs ainsi libérés pour réprimer plus efficacement la fraude véritable. Une telle mesure, qui permet à l'ensemble des voyageurs de mieux se répartir dans les voitures sur les lignes les plus chargées, ne devrait pas s'avérer négative pour les personnes âgées, qui, souvent, ont la possibilité de se déplacer en heures creuses, pendant lesquelles des places assises sont en général disponibles. En outre, la R.A.T.P. a demandé à la préfecture de police, compétente en la matière, d'étendre aux personnes âgées de soixante-quinze ans et plus le bénéfice des places numérotées réservées actuellement aux mutilés de guerre, aveugles civils, invalides du travail, infirmes civils titulaires de cartes de priorité, femmes enceintes et personnes accompagnées d'enfants en bas âge. Faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite est pour la R.A.T.P. une priorité ; à cet effet, elle met en oeuvre depuis plusieurs années un vaste programme qui s'adresse à toutes les formes de handicaps, qu'il s'agisse de la mécanisation des accès, de l'installation de miséricordes dans les stations, de la mise en place de bandes d'éveil de vigilance en bordure de quais pour les non ou malvoyants, de boucles magnétiques devant les guichets pour les malentendants ou d'ascenseurs pour les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant.