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Scolarisation des enfants handicapés

10e législature

Question écrite n° 06825 de M. Alfred Foy (Nord - NI)

publiée dans le JO Sénat du 23/06/1994 - page 1522

M. Alfred Foy attire l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, sur les problèmes rencontrés par les parents pour scolariser leurs jeunes handicapés. Le cas, relaté par la revue de l'UNRPEI, d'une mère qui n'arrive pas à trouver un établissement adapté à éduquer son fils âgé de six ans atteint d'épilepsie, est malheureusement chose courante. Il est désolant de constater que tout n'est pas mis en oeuvre pour éviter aux familles, déjà éprouvées par la vigilance à tous égards dont elles doivent faire preuve, d'avoir le sentiment d'être laissées pour compte. Un retard difficile à compenser dans le développement psychomoteur de ces enfants est également à redouter. Il lui demande de bien vouloir prendre en compte ces difficultés et de déterminer les mesures susceptibles d'inciter à la création de structures de proximité adaptées aux polyhandicaps.



Réponse du ministère : Affaires sociales

publiée dans le JO Sénat du 06/10/1994 - page 2394

Réponse. - Les troubles épileptiques présentent des formes très variables selon les personnes et la grande majorité des épileptiques mène une existence normale en bénéficiant de soins ambulatoires, ce qui permet à la plupart des enfants atteints de ce mal de suivre un cursus scolaire normal. Pour les cas les plus graves, il existe actuellement quinze établissements spécialisés fonctionnant en internat et en externat à recrutement régional ou plurirégional. Ils ont le statut de Maison d'enfants à caractère sanitaire spécialisée, d'institut médico-pédagogique spécialisé ou médi-professionnelle spécialisé, ces deux derniers types d'établissement s'adressant aussi à des enfants présentant en outre une déficience intellectuelle ou des handicaps associés. Au total, ils représentent près d'un millier de places et permettent d'offrir une alternative aux hospitalisations des sujets atteints d'une épilepsie sévère, de soulager les familles en proposant un lieu d'accueil, qui permettre à la fois les soins et l'éducation.