Question de M. FATOUS Léon (Pas-de-Calais - SOC) publiée le 26/05/1995

M. Léon Fatous attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur sur la situation des orhophonistes qui, à une forte majorité, ont souhaité la parution d'un arrêté portant réforme de leur formation initiale. Alors que ce projet de modification a reçu l'assentiment de tous, directeurs d'enseignement, enseignants et maîtres de stage, étudiants, professionnels en exercice, ministère de la santé, il semblerait que la parution de l'arrêté précité fasse l'objet d'un blocage. Par conséquent il lui demande de lui préciser les raisons de la non-parution de l'arrêté en cause.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 07/09/1995

Réponse. - La nécessité de revoir le cursus des études en vue du certificat de capacité d'orthophoniste défini par l'arrêté du 16 mai 1986 a amené la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) à proposer de nouvelles dispositions qui ont été soumises à l'examen de la mission scientifique et technique du ministère. Légèrement amendées ces dispositions ont été discutées au sein d'un groupe de travail composé des responsables des treize centres dispensant la formation d'orthophonie, des trois organisations professionnelles concernées : la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), la Fédération des orthophonistes de France (FOF), l'Association des orthophonistes maîtres de stages et orthophonistes chargés d'enseignement (AOMSOCE) et des représentants du ministère de la santé. Un accord s'est dessiné notamment sur : a) le changement d'intitulé du certificat en diplôme supérieur d'orthophonie, le terme étant, notamment au niveau européen, plus adapté que celui de certificat ; b) la modification du contenu des enseignements, notamment en ce qui concerne les " sciences du langage ", la " psychologie ", la " psychiatrie " et l'" audition " ; c) l'introduction dans le programme d'un chapitre structuré de neuropsychologie dont l'enseignement s'est déjà développé dans la majorité des centres de formation depuis plusieurs années ; d) l'augmentation du volume horaire des modules de " notions générales " ; e) enfin, l'importance accrue du mémoire de recherche de fin d'études. Un texte est en cours d'élaboration réintégrant ces différents points et proposant une présentation plus globale des matières à étudier, en vue de laisser plus de place à l'autonomie des centres de formation, notamment dans la définition des modules et l'organisation des enseignements. L'objectif retenu sur toutes ces questions est la mise en place de cette réforme de manière progressive, à compter de la rentrée universitaire 1996-1997.

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