Question de M. BONY Marcel (Puy-de-Dôme - SOC) publiée le 07/03/1996

M. Marcel Bony attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le concours d'entrée en médecine. Actuellement 30 000 étudiants s'inscrivent en première année de médecine. Trois mille passeront en deuxième année à l'issue d'un concours très sélectif fondé essentiellement sur la physique, la chimie et la biologie. Ce système est-il satisfaisant dès lors qu'on constate que le candidat ayant passé le très difficile sas du numerus clausus ne sera pas toujours apte à exercer la profession à laquelle il se prépare, faute d'aptitudes humaines suffisantes. Aussi lui demande-t-il s'il ne pense pas qu'il importe de parvenir à une modification de la méthode de sélection, de sorte qu'au moment de l'inscription, il soit procédé à une auto-évaluation propre à renseigner les candidats sur leurs chances de résussite scolaire et professionnelle, et qu'en fin de première année d'études PCEM 1 une épreuve orale évalue les capacités de communication de l'étudiant en fonction de critères clairement définis à l'avance et exigeant une conduite de l'entretien précise.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 16/05/1996

Réponse. - Un effort très important d'information est mené auprès des lycéens sur les qualités nécessaires pour entreprendre et réussir des études de médecine, en fonction du baccalauréat obtenu et sur les perspectives de réussite aux épreuves de fin de PCEM 1. Les entretiens personnalisés seraient effectivement souhaitables, mais les candidats à l'inscription sont trop nombreux (16 000 à la rentrée 1993-1994 ; 19 000 en 1994-1995) pour exiger des universités leur organisation. Des amphithéâtres d'information sont parfois mis en place, mais cette procédure semble avoir un impact limité. Afin de développer chez les étudiants une approche pluridisciplinaire des problèmes de société et susciter leur réflexion sur la place de leur pratique future dans un contexte élargi, un module de sciences humaines et sociales a été introduit en 1992. L'évaluation de ce module s'effectue sous la forme d'épreuves rédactionnelles et son coefficient doit être supérieur à 20 p. 100 de l'ensemble des coefficients. Cette réforme a pour objectif de modifier les critères sur lesquels sont sélectionnés les étudiants admis à poursuivre leurs études médicales. Elle devrait contribuer, en même temps que l'importance accrue donnée aux stages hospitaliers tout au long du cursus, à faire de futurs médecins plus conscients des enjeux humains et économiques de leur pratique.

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