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Délocalisation éventuelle du central archives de France Télécom

10e législature

Question écrite n° 16226 de Mme Nicole Borvo (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 27/06/1996 - page 1567

Mme Nicole Borvo attire l'attention de M. le ministre de l'industrie, de la poste et des télécommunications sur le fait que, dans une perspective de privatisation, le central archives de France Télécom, situé dans le 3e arrondissement, est menacé de délocalisation. Ce site représente 1 200 salariés et 50 000 mètres carrés d'activités technologiques de pointe : c'est l'une des dernières grosses entreprises du centre de Paris. Sa disparition porterait au coup grave à l'activité économique et au commerce du centre de Paris, et ne manquerait pas d'accentuer la spéculation immobilière. Les luttes en cours des salariés du site montrent leur volonté de s'opposer au démantèlement de l'entreprise et du service public. Pour toutes ces raisons, elle lui demande ce qu'il compte faire pour empêcher la disparition du site et la destruction de 1 200 emplois sur la capitale.



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 26/09/1996 - page 2496

Réponse. - Le central archives de France Télécom emploie 1 500 agents et occupe une superficie de 55 000 mètres carrés où plusieurs services sont implantés. Seul le Centre international par opérateur (CIO), qui regroupe 440 agents, est concerné par un rééquilibrage des emplois sur l'ensemble du territoire national, conforme à la politique d'aménagement du territoire. Il convient de rappeler que le trafic international par opérateur est traité pour la France entière par huit centres, dont deux en région parisienne (Archives et Bagnolet) et six en province. Le trafic manuel étant actuellement en diminution, il convient donc de prévoir la répercussion de cette évolution. A la suite de discussions avec les organisations syndicales et les agents concernés, il a été décidé que cette baisse de trafic sera répercutée sur les huit centres et non uniquement sur les seuls centres parisiens. Le ministère chargé des télécommunications portera une attention toute particulière au bon déroulement de ces opérations.