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Salons professionnels internationaux en France

10e législature

Question écrite n° 17152 de M. Jean-Jacques Hyest (Seine-et-Marne - UC)

publiée dans le JO Sénat du 08/08/1996 - page 2037

M. Jean-Jacques Hyest attire l'attention de M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce et de l'artisanat sur le problème des salons professionnels internationaux en France et leur avenir face à la concurrence allemande. Les salons sont un facteur de développement économique et social pour le pays et un outil stratégique et médiatique pour les entreprises. C'est la raison pour laquelle les pouvoirs publics et les collectivités locales ne peuvent se désintéresser des salons et doivent mettre en place, avec les professionnels, une véritable politique nationale des salons. Cette politique existe déjà chez nos partenaires d'outre-Rhin et c'est elle qui a placé l'Allemagne au premier rang dans ce domaine. C'est pourquoi, si la France veut redevenir compétitive, il faudra améliorer la concertation dans la réflexion et la cohérence dans l'action, trouver des mesures de soutien aux salons et obtenir un engagement commun des professionnels et des pouvoirs publics. Il demande en conséquence quelles mesures de soutien le Gouvernement envisage de prendre.



Réponse du ministère : Petites et moyennes entreprises

publiée dans le JO Sénat du 17/10/1996 - page 2723

Réponse. - Conscient de l'importance des salons comme outil pour les entreprises et facteur de développement économique et social pour le pays, le Gouvernement a engagé une politique des salons orientée vers les PME exposantes et les organisateurs de manifestations. Dans le cadre du plan PME pour la France, d'ores et déjà très largement mis en oeuvre, un volet salon prévoit l'intensification de l'effort de l'Etat en faveur des PME participant à des manifestations commerciales hors de France, par le biais de l'assurance foire gérée par la Coface. L'objectif visé par cette mesure est d'atteindre, d'ici à 1998, les 800 entreprises aidées, soit un doublement par rapport à 1991. Sont également encouragées les initiatives des organisateurs de salons : ainsi les pouvoirs publics ont-ils soutenu l'opération lancée par un grand groupe organisateur proposant, à un tarif préférentiel, la tenue de stands dans les salons français internationaux à de jeunes PME, à l'occasion de leur première participation. De même, la création d'un observatoire des salons ainsi que les propositions présentées conjointement par la Fédération française des salons spécialisés et la chambre de commerce et d'industrie de Paris, consistant notamment à créer une instance de concertation entre les différents acteurs du secteur, ont reçu un accueil favorable du département ministériel, et une subvention au titre du Fonds d'intervention pour la sauvegarde du commerce et de l'artisanat a été accordée à cette fédération pour financer la mise en place de ces organes.