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Fermeture de l'usine Schweppes de Pantin

10e législature

Question écrite n° 19648 de Mme Danielle Bidard-Reydet (Seine-Saint-Denis - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 26/12/1996 - page 3470

Mme Danielle Bidard-Reydet attire l'attention de M. le ministre du travail et des affaires sociales sur les raisons de l'entreprise Schweppes à fermer son usine de Pantin à partir du 31 décembre de cette année, où elle emploie 95 salariés. Lors d'une précédente intervention en séance publique du 11 juin 1996, le représentant du Gouvernement avait indiqué qu'il ne s'agissait que d'un projet et qu'il était évident que la mobilisation des pouvoirs publics sur ce sujet serait maximale. Malgré ces réponses rassurantes, aujourd'hui, la société Schweppes invoque l'inadéquation du site et la mauvaise qualité de l'eau pour transférer son unité dans un autre département. Dès l'annonce en mars dernier par la direction de Schweppes de délocaliser leur site de Pantin, la ville de Pantin et ses élus ont élaboré des propositions techniques précises. Elles ont été communiquées dès le 17 avril 1996 à la direction de Schweppes. Ces propositions permettaient le développement de ses capacités de production du site industriel de Pantin. Des solutions en termes de terrains disponibles, de perspectives d'amélioration de la desserte du site de Schweppes avec le projet de rocade en cours, et de possibilités de forage d'eau de qualité, permettraient de répondre aux besoins de Schweppes. La direction de Schweppes n'a jamais examiné ces propositions. Aujourd'hui la direction de cette usine en est à l'annonce d'un quatrième site possible. En effet, après l'installation envisagée dans le Nord, dans l'Yonne puis dans l'Aube, ce serait finalement à Donnery dans le Loiret. L'insistance de la direction de Schweppes à délocaliser s'avère bien n'être qu'une préoccupation financière. Les propositions des élus de Pantin sont toujours valables et elle lui demande d'intervenir pour que l'entreprise Schweppes les examine rapidement.



La question est caduque