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Ecole française de Milan

10e législature

Question écrite n° 20726 de M. André Maman (Français établis hors de France - NI)

publiée dans le JO Sénat du 27/02/1997 - page 580

M. André Maman appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les problèmes que rencontre actuellement l'école française de Milan (lycée Stendhal), problèmes liés à l'exiguïté des locaux. Il lui rappelle, en effet, que les locaux, prévus pour 620 élèves, accueillent aujourd'hui 740 enfants. Le nombre sans cesse croissant des demandes d'inscription est tel que le lycée Stendhal ne sera plus en mesure d'accepter une seule inscription supplémentaire à la rentrée scolaire 1997-1998. Les problèmes d'exiguïté prennent une telle ampleur que les salles de classe servent de plus en plus souvent de lieu pour déjeuner et les enfants de la petite section (trois ans) doivent faire la sieste dans des salles prévues pour les cours de gymnastique, ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'hygiène et de sécurité. Dans ce contexte, il paraît indispensable d'engager la construction de nouveaux locaux, ou, à tout le moins, l'agrandissement de ceux déjà existants. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que son ministère entend mettre en oeuvre en faveur du lycée Stendhal de Milan afin de permettre à des centaines d'enfants et de jeunes gens d'être scolarisés dans les meilleures conditions possibles.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 27/03/1997 - page 943

Réponse. - Le ministère des affaires étrangères est conscient des limites actuelles de la capacité d'accueil du lycée Stendhal de Milan et de la nécessité de prévoir une meilleure implantation pour l'établissement, dans une métropole économique et financière de l'ampleur de celle de Milan. Les pourparlers entamés avec la ville de Milan en vue d'obtenir un terrain adjacent au lycée Stendhal et de réviser les conditions générales du bail concédé en 1960 n'ont à ce jour pas abouti. L'ambassade de France à Rome et le consulat général de France à Milan reprendront contact avec la nouvelle municipalité dès après les prochaines éléctions, afin de faire avancer ce dossier immobilier. Les moyens financiers qui devront être engagés pour la réalisation de ce projet seront très élevés. C'est pourquoi, s'agissant d'un établissement conventionné de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, à gestion parentale, une participation importante, voire majoritaire, de l'établissement lui-même sera sans doute indispensable. Les nombreuses sociétés françaises installées à Milan seront sensibilisées afin de les associer à ce projet d'envergure.