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Vétusté du lycée de Milan (Italie)

10e législature

Question écrite n° 20876 de Mme Monique Cerisier-ben Guiga (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/03/1997 - page 659

Mme Monique ben Guiga appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la vétusté du lycée de Milan et les mauvaises conditions d'accueil des élèves trop nombreux pour les locaux qui occasionnent des retraits d'enfants à la fin de l'école maternelle et de l'école primaire. Elle demande si l'Etat français a présenté une requête pour l'achat du terrain communal adjacent au lycée Stendhal et sur lequel une nouvelle construction est envisagée depuis 1991. Au cas où cette requête n'aurait pas été présentée, elle demande qu'elle le soit de toute urgence car dans cette métropole européenne et capitale économique de l'Italie, il est essentiel que le lycée français soit en mesure de scolariser les enfants français et étrangers dont les familles ont fait le choix de la culture française.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 15/05/1997 - page 1468

Réponse. - L'Agence pour l'enseignement français à l'étranger du ministère des affaires étrangères est tout à fait consciente des limites actuelles de la capacité d'accueil du lycée Stendhal de Milan et de la nécessité de prévoir une meilleure implantation pour l'établissement, surtout dans une métropole économique et financière telle que la ville de Milan. Les pourparlers entamés avec la ville de Milan en vue d'obtenir un terrain adjacent au lycée et de réviser les conditions générales du bail concédé en 1960 n'ont à ce jour pas abouti. L'ambassade de France à Rome et le consulat général de France à Milan doivent reprendre prochainement contact avec la nouvelle municipalité de Milan, afin de faire avancer ce dossier immobilier. Les sommes qui devront être engagées pour la réalisation de ce projet seront très élevées. C'est pourquoi, étant donné la modicité de la capacité d'intervention de l'Agence et la difficulté d'intervention directe de l'Etat en matière de subvention dans un établissement conventionné à gestion parentale, une participation importante, voire majoritaire, de ce dernier sera sans aucun doute indispensable. Les nombreuses sociétés françaises installées à Milan seront sensibilisées afin de les associer à ce projet dont l'Etat ne saurait assumer seul la charge.