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Absence de structures éducatives adaptées aux enfants dyslexiques

10e législature

Question écrite n° 21270 de M. Alfred Foy (Nord - NI)

publiée dans le JO Sénat du 20/03/1997 - page 817

M. Alfred Foy appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'annonce faite par le Président de la République de rendre prioritaire la lutte contre l'illettrisme. La prévention de ce fléau passe par une prise en compte la plus précoce possible des troubles spécifiques d'apprentissage du langage écrit et oral. Les estimations les plus optimistes font état de 8 % au moins d'enfants souffrant de dyslexie. Or en l'absence de structures éducatives adaptées, beaucoup de ces enfants ne parviennent pas à apprendre à lire et écrire convenablement. En conséquence, il souhaiterait savoir quelles solutions il compte mettre en oeuvre afin de lutter contre cet aspect particulier de l'illettrisme.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 10/04/1997 - page 1127

Réponse. - Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche réserve une attention toute particulière à la situation des enfants éprouvant des difficultés d'apprentissage du langage oral et écrit. La note de service n° 90-023 du 25 janvier 1990 adressée aux autorités académiques préconise un certain nombre de mesures en faveur de ces élèves et plus particulièrement une sensibilisation des enseignants aux problèmes des enfants dyslexiques. Ce texte insiste notamment sur la nécessité " d'un dépistage précoce des éléments révélateurs des troubles des apprentissages nécessitant un diagnostic et d'une pédagogie différenciée adaptée aux besoins de ces élèves ". En matière de formation des enseignants, deux options du certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et d'intégration scolaires (CAPSAIS) comprennent dans leur programme, l'une la problèmatique des apprentissages (option E : enseignants spécialisés chargés de l'enseignement et de l'aide pédagogique auprès des enfants en difficultés à l'école préélémentaire et élémentaire), et l'autre des informations sur le dysfonctionnement du langage oral et écrit, et notamment sur le problème des dyslexies-dysorthographies (option G : enseignants spécialisés chargés de rééducation). Les centres nationaux d'études et de formation de Beaumont-sur-Oise et de Suresnes organisent régulièrement des stages de formation destinés aux personnels concernés par la situation de ces enfants. Enfin, un groupe de travail sur les troubles du langage vient d'être constitué dans le cadre du Centre technique national d'études et de recherches sur les handicaps et inadaptations (CTNERHI). Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche attend avec intérêt le résultat des travaux de ce groupe d'experts.