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Entreprise CEPE à Argenteuil (Val-d'Oise)

10e législature

Question écrite n° 21283 de Mme Marie-Claude Beaudeau (Val-d'Oise - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 20/03/1997 - page 821

Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le ministre de l'industrie, de la poste et des télécommunications sur la volonté de la direction de la compagnie électronique Piezo-Electricité (CEPE) à Argenteuil (Val-d'Oise) de supprimer 134 emplois sur les 246 que compte actuellement l'entreprise. Elle lui fait remarquer que cette décision se révèle injustifiée, irresponsable si l'on tient compte du déficit d'emplois des bords de Seine et de l'existence de nouvelles commandes intervenues depuis quelques mois. Elle lui fait remarquer également que la CEPE est une filiale du groupe Thomson et possède des qualités industrielles et d'études incontestables pouvant être valorisées et développées. Elle lui demande quelles mesures il envisage afin de refuser les licenciements, maintenir et développer l'emploi à la CEPE.



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 08/05/1997 - page 1438

Réponse. - La compagnie électronique de Piézo-électricité (CEPE), basée à Argenteuil, est une filiale de Thomson-CSF, spécialisée dans la conception et la production de produits en quartz pour l'électronique. Le chiffre d'affaires de CEPE pour 1996 a baissé de 30 % et les pertes s'élèvent à 25 % du chiffre d'affaires. Son activité, qui avait connu en 1995 un bon développement dans les infrastructures de radiotéléphonie, a subi en 1996 un retournement de tendance. En effet, les filtres à ondes de volume développés par CEPE sont remplacés par les utilisateurs par des filtres à ondes de surface beaucoup moins coûteux sur lesquels CEPE n'est pas positionnée. D'autre part, une très forte pression sur les prix des quartz depuis 2 ans impose à la société de réduire au maximum ses coûts pour répondre aux exigences de la clientèle. Les perspectives pour 1997 ne permettent pas de prévoir une amélioration de la situation par rapport à 1996. Thomson-CSF est donc dans l'obligation de mettre en place très rapidement différentes mesures pour éviter la disparition de la société : rationalisation de la production pour diminuer au maximum les coûts de production ; développement de produits adaptés aux nouvelles demandes du marché ; diminution des coûts de structure ; adaptation des effectifs au niveau de productuion actuel. Le groupe Thomson-CSF prévoit également une recapitalisation de sa filiale. La direction de CEPE, saisie par les services du ministère de l'industrie, de la poste et des télécomunications, a confirmé étudier toutes les possibilités permettant d'éviter les licenciements secs : application de la loi de Robien, allocation temporaire dégressive, ASFNE, congés de conversion, aides aux départs volontaires, recherche de reclassements externes. L'évolution de cette société fait l'objet d'un suivi attentif par les services du ministère de l'industrie, de la poste et des télécommunications qui sont mobilisés pour que tout soit mis en oeuvre dans l'intérêt des personnes touchées par cette restructuration.