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Présence française au sein des organisations internationales, notamment au sein de l'ONUDI

10e législature

Question écrite n° 21809 de M. Guy Penne (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 17/04/1997 - page 1155

M. Guy Penne souhaite attirer l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la présence française au sein des organisations internationales et, en particulier, au sein de l'ONUDI (Organisation des Nations unies pour le développement industriel). Il est évident que la France doit avoir dans cet organisme une présence proportionnelle aux ambitions de notre diplomatie et à l'engagement financier de notre pays. Ainsi, il est grave de constater le faible nombre de fonctionnaires français, malgré l'importance de la contribution financière de la France au budget de l'ONUDI. Cette inquiétante situation ne peut que porter préjudice au rôle de la France au sein des Nations unies. Il souhaite connaître son avis sur les raisons qui motivent cette faible présence française à l'ONUDI et quelles sont les mesures envisagées pour y remédier.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 02/06/1997 - page 1614

Réponse. - Le maintien de notre présence à un niveau satisfaisant au sein des organisations relevant du système des Nations unies (secrétariat et institutions spécialisées), parmi lesquelles l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), est suivi avec la plus grande attention par le Gouvernement. Les Français en service dans ces organisations peuvent en effet, dans le respect de la déontologie de la fonction publique internationale, constituer un relais significatif pour l'influence politique, économique, culturelle et linguistique de notre pays. Il est donc de notre intérêt de veiller à leur recrutement, leur promotion, leur remplacement et de chercher, chaque fois que cela est possible, à accroître quantitativement et qualitativement notre présence au sein de ces organisations. Force est cependant de reconnaître que les difficultés financières rencontrées actuellement par l'ONU ne constituent pas un contexte favorable au renforcement de notre présence au sein des institutions qui lui sont rattachées. Dans le cadre de sa réforme en profondeur, le secrétariat de l'ONUDI a été réduit à la fin de 1995 et au début de 1996 de plus de 200 postes (départs à la retraite non remplacés, départs volontaires, licenciements). Un taux de vacance de postes élevé a été maintenu. L'exercice de réduction n'étant pas clos, l'organisation n'a pas encore repris sa politique de recrutement. Dans un tel contexte, si la sous-représentation française n'est pas contestée, en particulier par les responsables de l'ONUDI eux-mêmes, nos efforts ont surtout tendu à maintenir nos effectifs. Ainsi, la diminution du personnel n'a-t-elle pas provoqué d'affaiblissement de notre présence au sein de l'organisation. Il convient d'observer par ailleurs que si nos compatriotes ne sont pas assez nombreux à l'ONUDI, cette faiblesse est néanmoins en partie compensée par le haut niveau des postes que nous détenons et par une répartition équilibrée de ces postes dans les secteurs les plus importants de l'organisation (mobilisation des fonds, développement des PME, formation, agro-industries, promotion des investissements). Le ministère des affaires étrangères continue donc de suivre avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation au sein de l'ONUDI afin de mettre à profit les opportunités qui se présenteront lorsque les recrutements reprendront.